Résumé

Portrait de Albert Millaud Albert Millaud Voyages d'un fantaisiste : Vienne… (1873)

M. Vital Cuinet est un Français, qui habite depuis seize ans les bords du Bosphore et qui y a trouvé une autre patrie. Il nous a avoué que, dans ses fréquents voyages à Paris, il emporte toujours le regret de Constantinople; qu'il ne peut supporter le trottoir de nos faubourgs et l'asphalte de nos boulevards, et qu'il souffre partout ailleurs que sur le pavé rocailleux et fantastique de Péra et de Galata. Notre excellent cicerone, M. Cuinet, a fini par être plus Turc que les Turcs, tout en restant Français de cœur, d'habitudes et de costume.
Source : Gallica

Portrait de Albert Millaud Albert Millaud Voyages d'un fantaisiste : Vienne… (1873)

Pour peindre Vienne d'un seul mot, je dirai : Vienne, c'est Paris ; et si les Viennois étaient des Marseillais, ils pourraient s'écrier à leur tour: Si Paris avait le Danube, ce serait un petit Vienne ! Vienne, c'est donc Paris; Paris petite ville, Paris où tout le monde se connaît, où le nombre des hommes dont on s'ocupe et des femmes dont on parle est plus restreint, et par conséquent plus connu, plus observé, plus admiré ou plus ridiculisé. La vie de Vienne est disposée pour l'amusement et pour le plaisir.
Source : Gallica

Portrait de Albert Millaud Albert Millaud Voyages d'un fantaisiste : Vienne… (1873)

De Riva jusqu'à Trente, la route qui se fait moitié en voiture, moitié en chemin de fer, parcourt une large vallée, entourée de hautes montagnes boisées et semée de quelques petits lacs dont l'eau bleue plaît à l'œil et les truites au goût. Je ne connais rien de bon comme une truite toute fraîche, mais les truites sont comme les montagnes : elles deviennent parfois un abus.
A Trente, l'ennui vous prend à la gorge, une fois hors du wagon. Une ville sans boutiques, faiblement éclairée de quelques becs de gaz et perdue dans les montagnes.
Source : Gallica

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