Johann Strauss II

Définition et enjeux

Revue Musicale de Lyon

Jamais, dit-on, une mesure de valse sortit de son cerveau sans que les besoins de son orchestre n’aient rendu absolument nécessaire l’effort colossal qu’était pour lui la notation matérielle. Johann Strauss se considérait comme le protecteur naturel de tous ses musiciens. Autant on l’admirait comme artiste, autant on l’aimait, autant on l’estimait comme homme.
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Portrait de Reynaldo Hahn Reynaldo Hahn L'oreille au guet (1937)

Art qui met en jeu toutes les puissances du Rythme, art essentiellement multiple et changeant, interdit à ceux qui n'ont pas reçu l'étincelle, où il entre autant de précision que d'infini et où se manifeste sans cesse la grande poésie géométrique.
Johann Strauss, s'il fut, sans le savoir, peut-être, un grand artiste, fut indéniablement aussi un consolateur de l'humanité, car sa voix tendre, chaude et rieuse a fait des miracles et beaucoup d'angoisses, de regrets et d'espoirs insensés, ont trouvé une mort salutaire dans les flots entraînants du Beau Danube bleu.
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Revue Musicale de Lyon

Johann Strauss le père avait environ dix-neuf ans lorsqu’il fit connaissance avec Lanner. Celui-ci était son aîné, mais n’avait que trois années de plus, étant né en 1801. Il allait d’auberge en auberge, payant son écot en jouant une de ces valses lentes ou laendler dont nous admirons encore aujourd’hui le charme et la poésie. Lanner n’avait encore que deux compagnons ; avec Johann Strauss il forma un quatuor et la vie aventureuse continua quelque temps en commun. Mais bientôt Strauss voulut agir par lui-même
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