Johannes Brahms

Définition et enjeux

Hugues Imbert Johannès Brahms, sa vie et son oeuvre… (1906)

Johannès Brahms est mort ! C'est
l'une des plus grandes figures du siècle qui disparait, un des plus beaux fleurons de cette couronne artistique dont s'enorgueillit l'Allemagne. Son génie continua, en les modernisant, les traditions du grand art de Beethoven et de Schumann. Bien des musiciens, particulièrement parmi les partisans de la jeune école française, n'aiment pas son art, qu'ils considèrent comme froid et académique ; mais cette froideur n'est qu'apparente. C'est la perfection souveraine, la maîtrise absolue de l'artiste qui lui communiquent cette gravité sereine et altière.
Source : Gallica

Paul Landormy Brahms

Mais voici Schumann qui, à Dusseldorf, accueille Johannes avec toute la bonté de son cœur si généreux, et qui, le 23 octobre 1853, dans la Neue Zeitschrift für Musik, signale le nouveau venu à l’attention des connaisseurs : « Il s’appelle Johannes Brahms. Il porte tous les signes qui annoncent l’élu... Dès qu’il s’assied au piano, il nous entraîne dans des régions merveilleuses... Saluons-le à son premier pas dans le monde, où il doit recevoir des blessures sans doute, mais aussi des lauriers et des palmes. Souhaitons la bienvenue au vaillant lutteur ! »
Source : Wikisource

Hugues Imbert Johannès Brahms, sa vie et son oeuvre… (1906)

Brahms n'est pas seulement un technicien de premier ordre, mais il est un penseur profond, ingénieux, passionné, un
merveilleux observateur de l'âme humaine. Il est le dernier des grands symphonistes du XIXe siècle.
Par l'architecture de sa musique, par le sentiment profond qui s'en dégage, Brahms s'éloigne de l'école purement pittoresque. Ses hautes qualités le placent bien plutôt à côté de Bach, de Beethoven, de Schumann, que près de Berlioz ou de Wagner.
La seule puissance de la note générale de son oeuvre impose le respect et l'admiration.
Source : Gallica

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