Michel Zévaco,
Le Capitan
(1906)
“ Laffemas aperçut, disons-nous, à l’entrée du hangar, la tête de Rinaldo, et, derrière, les têtes de ses sbires. Un moment, il demeura pétrifié, avec cette angoisse spéciale que l’on éprouve dans ces cauchemars où l’on fait de vains efforts pour fuir. Puis l’épouvante brisa ces liens mêmes, et, parmi les spectateurs tous debout, de rang en rang, il se glissa, se faufila vers les tréteaux. Fuir ! Où fuir ? Comment fuir ? Voici Rinaldo qui entre ! Voici Rinaldo qui vient à lui ! La misérable créature essuie son front où s’égoutte la suée gluante et glacée que distille l’horreur. ”
