Paul Adam,
Le thé chez Miranda
“ Miranda pousse la barrière de bronze ouvragé, et aux fleurs marcescentes du minuscule parterre elle laisse un pitoyant regard.L'intérieur de l'unique salle tout en sapin vernis qui mire comme une laque. Miroir froid et sombre, aux perspectives crépusculaires où s'étrécissent les profils des êtres.Des fourrures blanches, blanches et grises de monstres polaires cachent le plancher. Les pas y plongent. Une portière de velours blanc lamé d'argent tombe et se plisse pleine d'ombres bleuissantes.Du côté de la mer ce n'est qu'une glace sans tain encadrée de soie neige. ”
