Anténor de Rosières

Résumé

Anténor de Rosières Deux mois au quartier royal de don Carlos (1836)

Je dois dire ici que jamais les journaux ministériels légitimistes ou libéraux,
n'ont connu et ne connaîtront la vérité exacte de ce qui se passe sur le théâtre de cette guerre : les premiers diminuent toujours en faveur des christinos les succès des royalistes ; les seconds les exagèrent ou ne parlent pas des échecs, quand ils n'en font pas des victoires ; les journaux libéraux doutent de tout, et rêvent pour l'Espagne une forme de gouvernement qu'ils désirent également ailleurs, et dont ils remplissent depuis bien longtemps quatre ou cinq colonnes de leurs feuilles.
Source : Gallica

Anténor de Rosières Deux mois au quartier royal de don Carlos (1836)

Il y avait aussi un commandant que j'appris à connaître en peu de temps : il avait à la fois servi d'espion aux deux partis ; c'était un misérable qui avait quelque éducation. Je n'ai jamais rencontré un être aussi faux que ce don José Ugarte, c'est son nom : son avancement militaire avait été fait en Amérique.
L'officier de service, qui était un capitaine , M. Corral, me fit déshabiller pour s'assurer si j'avais des armes sur moi ; il devait aussi s'emparer des clés de mes bagages.
Source : Gallica

Anténor de Rosières Deux mois au quartier royal de don Carlos (1836)

La garde de prévention marche toujours avec le quartier royal ; le bataillon des guides d'Alava, qui depuis bien long-temps forme l'escorte du roi, fournit chaque jour une compagnie entière pour la sûreté des prisonniers. La garde de prévention est ce que nous appellons en France garde du camp ; en Espagne elle est aussi prison, mais prison ambulante ; on y met le soldat pour une faùte légère de discipline
Source : Gallica

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