Amédée Achard,
Envers et contre tous
“ Le comte de Tilly n’a jamais fui, reprit Magnus. S’il recule quelquefois, c’est à la façon du tigre, pour mieux prendre son élan. Tous trois poussèrent plus en avant, cherchant un passage ouvert ; mais, derrière une haie, ils découvrirent un cordon de fantassins ; dans l’épaisseur des bois, des escadrons de cavalerie ; sur tous les sentiers, des canons ; au milieu des villages et des fermes, des régiments ; point de traces de désordre, point de fourgon renversé, ni de pièce d’artillerie abandonnée. Chaque bouquet d’arbres, comme tout chemin creux, avait une sentinelle. ”
