Jeanne-Gabrielle, Poésies intimes (1929)
“ Avant de courir à ma perte Je t'apporte un coeur abimé... Las et blessé, tirant de l'aile, Il vient regretter ton abri ; Avec la dernière hirondelle Il repartira tout meurtri. Oiseau malmené par l'orage, Il revient d'un vol douloureux Fredonner sous ton frais ombrage Un chant bien faible — mais heureux. Heureux... et cependant il pleure — D'autres te possèdent, cher nid... Il souffre encore attendant l'heure Où tout pour lui sera fini. C'est ainsi... c'est la destinée... Salut, oasis de mon coeur. Au déclin de cette journée Te voir n'est-ce pas du bonheur ? ”
