Jean-Claude-Alfred Prost

Résumé

Jean-Claude-Alfred Prost Anniversaire de la mort d'une mère (1883)

Puissent-ils, à ce triste anniversaire, être comme une prière pour l'âme de celle que je pleure depuis si longtemps et que je pleurerai jusqu'à mon dernier soupir !
La dépêche m'annonçant la mort de ma mère fut pour moi comme un coup
de foudre. Je fondis en larmes, appelant, sans cesse, des noms les plus doux, celle qui m'avait tant aimé et que je ne devais plus revoir !
Mon malheur se montra à moi immédiatement dans toute son horreur ; je sentis, à l'instant même, ce vide affreux que rien au monde ne comblera, cette irréparable perte qui ne peut jamais se remplacer : une mère.
Source : Gallica

Jean-Claude-Alfred Prost Anniversaire de la mort d'une mère (1883)

Dans le courant de l'été de la même année, je retournai deux fois à Arc, plus pour laisser couler mes larmes et épancher mon ennui que pour les motifs que je prétextais afin d'obtenir des permissions; puis je quittai définitivement ce pays, espérant, non pas oublier, car il y a des douleurs que l'on aime jusque dans leurs excès, mais seulement un peu moins souffrir. Hélas ! comme je me trompais!... L'absence d'une mère est, dans les luttes de la vie, ce qu'est un mirage montrant de l'eau au voyageur altéré qui marche dans un désert : plus on avance, plus le besoin s'en fait sentir.
Source : Gallica

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