Résumé

A mon enfant chéri, regrets, larmes et prières… (1871)

Noblesse oblige, Messieurs. Le jeune Peraldi appartenait à une famille où le talent et le savoir sont héréditaires. Il en est peu d'entre vous qui n'aient entendu parler, de l'abbé PERALDI, accusateur public à Ajaccio, sous la République, puis curé dans une des plus belles paroisses de Bordeaux. Bon citoyen et bon prêtre, dans la force du mot, ce digne ecclésiastique sut, en ces jours difficiles, se concilier partout l'estime et le respect. Il avait pour sa famille une
tendre sollicitude qui ne devait pas demeurer sans récompense.
Source : Gallica

A mon enfant chéri, regrets, larmes et prières… (1871)

REGRETS, LARMES ET PRIÈRES ! ! !
ANTOINE PERALDI, à la mémoire duquel ces lignes sont consacrées, était le plus jeune des enfants du docteur Peraldi ANTOINE-FÉLIX, de Corrano. C'était un aimable enfant, plein d'intelligence, l'espoir de sa famille. Mais un vice de constitution le condamnait à mourir poitrinaire. Aussi son existence n'a-t-elle été qu'une longue agonie. Les soins les plus assidus et les plus intelligents n'y ont rien fait.
Source : Gallica

A mon enfant chéri, regrets, larmes et prières… (1871)

C'est le plus sage des hommes qui fa dit : Melior est mors quam vita amara. La mort vaut mieux qu'une longue souffrance !
Pour nous, cher ami, que ta perte désole, qu'il nous soit permis de verser quelques pleurs sur ta tombe. Ces pleurs te sont dûs. Ils sont dûs à ta jeunesse, à ta famille.
Ce n'est pas sans émotion, Messieurs, que j'accomplis devant vous ce devoir suprême ! Antoine Peraldi était pour moi un ami, presque un enfant.
Source : Gallica

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