Résumé

Jean Lahor Œuvres de Jean Lahor

En détruisant en toi l’égoïsme d’abord ;
Meurs à toi-même, afin de vivre sans limites :
Toute âme pour grandir doit traverser la mort.
Connais du vrai héros la volupté profonde ;
Libre de sentiments égoïstes et bas,
Sentant battre ton cœur avec le cœur du monde,
Habite un lieu divin où la mort n’atteint pas.
Quand à l’âme de tous ton âme est réunie,
Si bien que leur douleur est ta propre douleur,
Alors tu fais ta vie immortelle, infinie,
Et fais large ta joie en y mêlant la leur.
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Jean Lahor Œuvres de Jean Lahor

Trahissant le secret qui nous rend soucieux ;
Et, pareils à ces noirs dont la langue est coupée,
Les êtres devant nous restent silencieux.
Mais vous, les morts, ô vous qui savez ce qu’on souffre
A toujours ignorer le sort qui nous attend,
Vous qu’on a descendus aux profondeurs du gouffre,
Et qui pourriez enfin dire ce qu’on entend,
Ce qu’on voit dans la tombe, entré dans sa nuit noire,
O morts, qui connaissez les doutes d’ici-bas
Et les tourments de ceux qui ne veulent plus croire,
Pourquoi, muets aussi, ne répondez-vous pas?
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Jean Lahor Œuvres de Jean Lahor

Et dans l’air secouaient leur crinière sauvage,
Et mes yeux, fatigués du calme des vallons,
Voyaient enfin la mer dans une nuit d’orage.
Le vent criait, le vent roulait ses hurlements,
L’Océan bondissait le long de la falaise,
Et mon âme, devant ces épouvantements
Et ces larges flots noirs, respirait plus à l’aise.
La lune semblait folle, et courait dans les cieux,
Illuminant la nuit d’une clarté brumeuse
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