Résumé

Jean Lahor Revue des Deux Mondes

Au sein de l’effrayant espace où l’âme habite,
Le moi, c’est la coquille étroite qui l’abrite,
Abri qu’elle a construit, où pour quelques instans,
Dans l’océan sans fond de l’espace et du temps,
Elle résiste donc à l’énorme pesée
De ce Tout formidable, et par lui non brisée
Vit, palpite, grandit, brave cet Infini,
Chétive, est cependant une heure égale à lui,
Sa conscience étant peut-être en cet atome,
Pour qui la Vie a l’apparence d’un fantôme !
OMBRE D’UN RÊVE
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