Barbey d’Aurevilly, Anthologie des poètes français contemporains
“ Qu’en un ciel ennuité chaque jour il fait voir... Eh bien, cela m’est doux de la sentir vulgaire, Sa façon de mourir, ce soir ! IV Car je te hais, Soleil ! oh ! oui, je te hais, comme L’impassible témoin des douleurs d’ici-bas... Chose de feu, sans cœur, je te hais, comme un homme ! L’être que nous aimons passe, et tu ne meurs pas ! L’œil bleu, le vrai soleil qui nous verse la vie, Un jour perdra son feu, son azur, sa beauté, Et tu l’éclaireras de ta lumière impie, Insultant d’immortalité ! V Et voilà, vieux Soleil, pourquoi mon cœur t’abhorre ! ”
