André Lefèvre, Le Rêve d’une reine d’Asie
“ J’ai cru le rêve affreux conjuré par le sage, Le rêve est revenu ! Je m’abandonne au sort !... — Parle, j’écarterai le sinistre présage. — Et l’enfant dit les fleurs, les menaces de mort, Le prince de l’esclave empruntant le visage... L’esclave rayonna : — Moi si près de ton cœur ! Je mourrais avec toi, pour toi ; mais il faut vivre, Il faut t’épanouir sans crainte et sans langueur ; Crois-en l’explosion du bonheur qui m’enivre, Le destin contre toi n’a pas tant de rigueur. Je ne veux consulter ni vieillard ni vieux livre. ”
