Victor Barrucand

Résumé

Victor Barrucand La chanson des mois (1889)

Elle était pâle et rosée Comme est ta suave chair, Une larme de rosée Rendait son parfum plus cher.
Douce et fleurant comme l'ambre, Cette rose de septembre M'a rappelé les instants De notre dernier printemps.
Elle est une coupe pleine, Oh ! respires-en l'haleine Comme un breuvage vainqueur, Pour te réchauffer le coeur.
Avant peu sera flétrie La fraîcheur de son satin. Cette corolle fleurie N'embaumera qu'un matin ;
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Ne dis pas : Frivole chose ! Car c'est le sort de chacun : Notre vie est une rose Dont l'amour est le parfum.
Source : Gallica

Victor Barrucand La chanson des mois (1889)

Dans le ciel pâli, L'heure qui s'avance Ne met pas un pli, Pas une nuance.
La bise en passant Gémit, désolée, Et la nuit descend, Comblant la vallée.
DÉCEMBRE
Nous n'irons plus au bois, les beaux jours sont finis, Les sentiers sont deserts et là chanson des nids
Depuis longtemps s'est tue. Nous n'irons plus au bois pour cueillir du muguet, Les beaux jours sont finis, votre coeur est muet,
Froide et belle statue !
— 46 —
Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés, Les pinsons ont fait place aux corbeaux attroupés.
Partout s'éteint la vie.
Source : Gallica

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