Résumé

Pauvre Pierrot (1884)

“ Hommage inutile : l'idole ne s'humanise point, le naïf amoureux meurt à la peine, et l'adorée ne daigne sourire que lorsqu'un horrible fossoyeur lui offre un louis reluisant et clair, précisément gagné à enterrer Pierrot.
Qui ne l'aimerait quand, chimérique et irrité, l'épée au poing, en gentilhomme, il livre combat a un gros bourdon bourdonnant qui lui dispute le coeur d'une rose ? Ici encore Pierrot est vaincu : à la fin le bourdon le transperce de son dard aigu comme un épieu d'acier.
”
Source : Gallica

Pauvre Pierrot (1884)

“ Pierrot doit lui plaire : je me risque !
Il sera charmant, mon cher Willette, cet album où – résumant en une mythologie de la plus originale invention, ce que vos vingt ans savent du monde – vous faites vivre et grouiller des bandes de Pierrots qui, bras dessus bras dessous, avec des amours croque-morts, s'acheminent vers je ne sais quels tertres étranges, fleuris de cabarets à tonnelles, semés de sépulcres et de croix : vision où se mêlent les souvenirs du Golgotha à ceux du Moulin de la Galette.
”
Source : Gallica

Pauvre Pierrot (1884)

“ Quel poète ne l'aimerait quand, inguérissablement épris d'une de ces Parisiennes, trop serrées en leurs atours neufs et raides comme des poupées, que vous croquez si bien dans leur grâce irritante, il manie pour attendrir son coeur, tour à tour le violon, le trombone et la lyre, et toutes sortes d'autres instruments ? La belle ne se retourne point et n'entend rien à cette musique. Sans cesser de la désirer, mais comprenant obscurément qu'elle pourrait bien être en bois, Pierrot s'empare d'un plumeau pour épousseter la chère idole. ”
Source : Gallica

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