Joseph Pollio, Profils biographiques : Charles Deburau… (1889)
“ Le visage est, chez Deburau, d'une distinction infinie; son regard marque à la fois le persifflage et la bonhomie. Une physionomie on ne peut plus mobile sur laquelle vient se refléter toute la comédie humaine. Un coup de pied cornélien, un clignement d'œil inimitable, des gestes d'une grandeur et d'une gaminerie surprenantes. Deburau entrant dans la peau d'un Pierrot voleur prend des proportions épiques. Se gratter le nez pour celer à un pâtissier la bouche pleine des brioches qu'on lui a dérobées, est une de ces trouvailles qui élèvent la pantomime à f'art des Gavarni et des Daumier. ”
