“ Lance ta faucille et moissonne ; car le moment de moissonner est venu, parce que la moisson de la terre est mûre. " 16 Alors Celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée. 17 Un autre ange sortit du sanctuaire qui est dans le ciel, portant, lui aussi, une faucille tranchante. 18 Et un autre ange, celui qui a pouvoir sur le feu, sortit de l’autel, et s’adressa d’une voix forte à celui qui avait la faucille tranchante, disant : " Lance ta faucille tranchante, et coupe les grappes de la vigne de la terre, car les raisins en sont murs. " ”
Faucille
Définition et enjeux
La faucille est un outil agricole à lame courbe, utilisé depuis l’Antiquité pour la moisson et la récolte des céréales. Son histoire, marquée par des variantes régionales et des matériaux en constante évolution, révèle une importance centrale dans l’agriculture.
Maurice Griveau souligne son caractère esthétique, tandis que François Rozier détaille son fonctionnement technique. Jean le Rond d’Alembert en décrit la fabrication, et des textes bibliques en font un symbole de transformation. Son rôle, à la fois pratique et symbolique, en fait un objet emblématique des rapports entre l’homme et la terre.
Citations sur la faucille
Lectures de famille choisies dans la collection du Magasin pittoresque (1872)
“ Il remonte à la plus haute antiquité, et s'est conservé dans sa simplicité ou plutôt dans sa rusticité primitive. L'usage de la faucille est meurtrier. Les ouvriers, courbés sous un soleil ardent, aspirent les exhalaisons malsaines dégagées de la terre par la chaleur et sont souvent asphyxiés dans le sillon qu'ils arrosent de leur sueur. Dans les pays où l'on moissonne à la faucille, à chaque campagne quelques victimes tombent ainsi foudroyées. ”
Maurice Griveau, Histoire esthétique de la nature… (1927-1930)
“ Mais, qu'elle est intéressante autant qu'harmonieuse, l'attitude de ce petit Faucheur de Notre-Dame qui, dans une pause de son travail, affûte le fer de son instrument. La faucille, sœur cadette de la faulx, ne peut, naturellement, prétendre à la majesté de son geste ; elle est aisément maniée par des bras féminins, mais exige une posture courbée qui contraste avec la pose droite et magistrale du faucheur. N'importe ; c'est toujours supérieur, en beauté comme en expression, à la moissonneuse mécanique. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Dans plusieurs de nos provinces, la lame de la faucille est armée de petites dents, comme une scie, & elles sont très-fines y dans d’autres, la faucille est simplement armée d’un bon tranchant que l’ouvrier aiguise souvent avec une petite pierre de grès ”
Hippolyte Maquan, Insurrection de décembre 1851 dans le Var… (1853)
“ Quaud la tige succumbe et meurt sous la faucille , Chaque fleur se détache, hélas! et s'éparpille.... Et les pauvres rameaux, transplantés en tous lieux, S'en vont chercher la sève et l'air sous d'autres cieux. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Pour forger une faucille, on corroye une barre de fer avec une barre d’acier, telles qu’on les voit dans nos Planches. Voy. ces Pl. & leurs expl. C’est de ces deux barres corroyées ensemble qu’on enleve la faucille. Quand elle est enlevée, on la sépare, on la cintre ; on la repare au marteau, on l’écorche sur la meule, on la taille au ciseau ; on la trempe, on la repasse sur la meule en-dehors, & la faucille est prête. La faucille a une soie par laquelle on la monte sur un manche de bois. ”
Société d'ethnographie nationale et d'art populaire, La tradition en Poitou et en Charentes… (1897)
“ Qui de nous ne se rappelle avoir vu de nombreux vieillards auxquels la faucille et le pic, alternativement maniés durant cinquante ans, avaient brisé les reins, et dont l'échiné presque horizontale, soutenue en avant par un court bâton, rappelait l'allure quadrupède de ces anthropoïdes, que des savants nous donnent comme ancêtres? L'homme ainsi usé par le travail était redescendu vers la bête. ”
Charles-Victor Garola,
Les céréales
(1894)
“ Quel est le système préférable de la faucille à dentelure ou de la faucille à tranchant rebattu comme le tranchant d'une faulx ? On a constaté dans des expériences soignées que la première s'use plus rapidement que la seconde. Toutefois la différence est faible, et au point de vue de la qualité du travail les deux systèmes se valent. Il y a deux façons de se servir de la faucille. Dans la méthode la plus généralement suivie, mais non la meilleure, le moissonneur s'avance, la faucille tournée vers la moisson qu'il veut couper ”
Jean Gay, Les Chats, extraits de pièces rares et curieuses en vers et en prose… (1866)
“ Le puîné arriva dans un pays très-peu industriel, où la faucille étoit inconnue ; les habitants, émerveillés d'un outil si commode pour faire les moissons, se cotisèrent et achetèrent fort cher cette faucille. ”
Narcisse-Eutrope Dionne,
Le Parler populaire des Canadiens français
“ Fauchable, adj. Qui peut être fauché. Ex. Ce foin n’est pas fauchable. Fauchaille, n. f. — Fauchage. Faucher, v. a. Faucher dans le champ du voisin, s’emparer du bien des autres, Faucheux, adj. — Faucheur. Faucille, n. f. Une bonne faucille, un homme habile à manier la faucille, comme on dit une bonne fourchette, pour désigner un homme qui mange beaucoup. ”
André Léo,
Jacques Galéron
(1864)
“ Comme je revenais, j’atteignis une pauvre femme qui marchait courbée sous un fagot d’herbes, une faucille à la main ; elle me regarda curieusement, nous nous dîmes bonjour, et je lui demandai où elle allait. Elle venait d’un champ voisin, et se rendait à l’étable de sa chèvre ”
Charles-Laurent Félizet, Rudiment encyclopédique agricole… (1861)
“ Que l'on coupe les blés à la faucille, à la sape, à la faux, voire même à la faucheuse mécanique, un soin qu'il est indispensable de ne point négliger, c'est de bien sécher la paille, ainsi que les quelques tiges avortées et l'herbe avant que de lier et de rentrer la récolte. ”
Henri Jean Antoine Rodet, Botanique agricole et médicale… (1872)
“ Stipules lancéolées-acuminées, entières ou denticulées à la base. Fleurs constamment d'un jaune vif, toujours réunies en grappes courtes sur de longs pédoncules axillaires. Légume polysperme, glabre ou pubescent, allongé, courbé en forme de faucille, décrivant quelquefois à peu près un tour de spire. Floraison de juin à septembre. On trouve la Luzerne faucille dans les pâturages secs et montueux, sur le bord des chemins, dans les lieux stériles. Les bestiaux la mangent avec plaisir, mais elle n'est pas cultivée ”
Jean-Baptiste-André Orjollet, Compte rendu de quatre années d'exercice en médecine dans Bourgoin et ses environs… (1831)
“ Le déplacement était. si considérable, et la forme de faucille que présentait la cuisse était si bien marquée, qu'on pouvait au premier abord croire à la présence de deux fractures. Cependant, après un examen attentif, je ne trouvai qu'une solution de continuité du fémur, dans son tiers inférieur avec son quart supérieur. Il me fut facile cette fois de parer aux désordres qui existaient, car l'opulence avait daigné m'accompagner dans l'asile du pauvre. ”
MM. Gustave Doré et Ch. Davillier, Le Tour du monde
“ Tels sont les segadores ou moissonneurs ; ils ne se servent pas de la grande faux au long manche, en usage dans les campagnes des environs de Paris, de cette faux que les peintres mythologiques donnent invariablement pour attribut au Temps ; une très-petite faucille, au manche très-court, dont la lame, en forme de croissant, est armée de dents fines et acérées leur suffit pour abattre leurs épaisses moissons. ”
Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Le Chant du Chêne De feuilles et de glands les branches sont couvertes, Amis, chantons le chêne, honneur des forêts vertes : Malheur à qui détruit ce géant des grands bois ! Bretagne, tu n’étais qu’ombrages autrefois. Songez aux anciens dieux, songez aux anciens prêtres. Sous les chênes sacrés sont couchés nos ancêtres ; Ouvrez la dure écorce, et vous verrez encor La druidesse blonde et sa faucille d’or. Arbres toujours sacrés ! chaque nuit sur leurs branches Les morts vont en pleurant sécher leurs toiles blanches, Et les joyeux lutins, autour de leur vieux tronc. ”
Collectif, Encyclopédie méthodique/Art aratoire et du jardinage
“ Dans celle-ci le faucheur fait tomber ce qui est coupé sur le bled qui ne l’est pas, ce qui donne plus de facilité pour le ramasser ; ce sont des femmes qui suivent le faucheur, qui prennent par brassées le bled coupé & le portent en tas, que des hommes qui suivent les femmes lient en gerbes. Cette pratique qui est très-expéditive, épargne beaucoup de dépense ; d’ailleurs faucher ne coûte pas moitié tant que de couper avec la faucille, d’autant plus qu’une partie de l’ouvrage est faite par des femmes. ”
Collectif, Encyclopédie méthodique/Art aratoire et du jardinage
“ RÉCOLTE ; terme d'agriculture ; se dit de la dépouille que l'on fait des fruits de la terre, mais principalement des bleds & autres graines. Quand les épis & tuyaux de froment & de seigle sont bien jaunes, & le grain médiocrement ferme, on les scie le plus souvent avec une faucille. Il y a des provinces où à mesure on les étend à plat sur le champ en longueur, de deux ou trois pieds au plus, par forme de sillons ou gradins ; c'est ce qu'on nomme mettre en javelles. ”
Lectures de famille choisies dans la collection du Magasin pittoresque (1866)
“ On se sert aussi, dans quelques contrées, de la faux proprement dite. Lorsqu'on fauche en dedans, ce qui se fait pour les céréales dont les chaumes ont une certaine hauteur, l'ouvrier a le grain à sa gauche, et dirige, par conséquent, la lame de sa faux de droite à gauche. Les tiges coupées s'appuient na- MOISSONNEURS A LA FAUCILLE. MACHINE A MOISSONNER DE BURGESS ET KEY. 21 162 LECTURES DE FAMILLE. turellement sur celles qui ne le sont pas encore; une femme armée d'une faucille suit le travailleur et forme les javelles. ”
Charles-Émile Jacque,
Le Poulailler
“ Les petites faucilles sont d’un noir bronzé, et, au fur et à mesure qu’elles deviennent plus longues, elles prennent du blanc, jusqu’à ce qu’enfin les grandes faucilles, devenues presque blanches, n’ont plus de noir qu’aux extrémités. ”
Collectif, Encyclopédie méthodique/Art aratoire et du jardinage
“ Moyen de perfectionner les faux & faucilles. Les paysans de Silésie se plaignaient depuis long-temps de ne pouvoir se procurer des faux & des faucilles qui fussent tout à la fois légères, tranchantes & durables. ”
Emmanuel Le Maout,
Le Jardin des plantes : description complète…
(1842-1843)
“ Posé sur une muraille ou sur le tronc d'un arbre, le Faucheur étend circulairement ses pattes autour de son corps ; comme elles occupent un espace assez considérable, si un animal touche à une de ses parties, le Faucheur se dresse aussitôt sur ses pattes, qui forment autant d'arcades, sous lesquelles passe impunément l'animal s'il est indifférent à l'Araignée; s'il peut servir de proie, l'Arachnide n'a qu'à resserrer la patte pour arrêter l'Insecte imprudent et le porter à sa bouche ; si l'animal est à craindre, le Faucheur saute à terre, et s'éloigne à grands pas. ”
Paul Arène,
Paris ingénu
(1882)
“ Mes faucheurs sont des campagnards de Paris. Vous chercheriez en vain à leur côté l'étui plein d'eau où trempe la pierre et le clou luisant qui sert d'enclume pour battre le tranchant de l'outil. Ils ont, malgré tout, bonne grâce à la besogne. Le soleil luit, les grandes lames vont et viennent, un peu de foin maigre s'aligne lentement au bout des faux, à gauche des faucheurs ; des pierrots s'abattent de l'arbre voisin; j'ai vu .sauter sur les lignes de loin une sauterelle aux ailes rouges, et dans l'air monte cette fine odeur de thé que l'herbe coupée exhale en séchant. ”
Maxime Du Camp,
Les Beaux-Arts à l'Exposition universelle de 1855…
(1855)
“ Nous lui préférons le Faucheur, étude un peu ramassée, mais solide sur ses jambes, et qui serait bonne si sa nudité absolue ne le rendait presque risible. Lorsqu'on choisit un sujet, il faut au moins chercher à l'interpréter avec sincérité; or, les faucheurs qui, dans les champs, abattent les gerbes blondes, sont toujours et dans tous les pays vêtus d'un costume quelconque; celui de M. Guillaume a pour tout vêtement un chapeau de paille, sorte de pétase antique qui lui couvre la tête. ”
Nouvelle Lyre Canadienne ou Chansonnier de tous les âges (1858)
“ Prends ta faulx, ton bidon pour boire, Prends ton marteau, ta pierre noire, Faucheur ! car c'est en juin Que l'on fauche le foin. L'étoile du berger dispute Un coin du ciel au matin blanc : Le faucheur a quitté sa hutte, J1 arrive au pré d'un pas lent. Il monte sa faulx amincie Par les coups du marteau carré ; Il l'aiguise afin qu'elle scie Ras terre les herbes du pré. Prends ta faulx, etc. L'herbe au soleil levant moutonne, Peinte de toutes les couleurs ; Dans les fleurs l'insecte bourdonne, De la rosée il boit les fleurs. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et le roi leva les yeux, et vit sur l’arbre un serpent ; et ce qui coulait était son venin. Alors le roi se repentit d’avoir coupé les ailes au faucon. Puis il se leva, remonta à cheval, partit en emportant avec lui la gazelle, et arriva à son palais. Il jeta alors la gazelle au cuisinier et lui dit : « Prends-la et cuisine-la ! » Puis le roi s’assit sur son trône, ayant sur sa main le faucon. Alors le faucon eut un hoquet et mourut. À cette vue le roi poussa des cris de deuil et d’affliction pour avoir tué le faucon qui l’avait sauvé de la perdition. ”
Pierre Boitard, Nouveau manuel complet du naturaliste préparateur… (1895)
“ Un faucon déchirant dans ses cruelles serres une tourterelle ou un écureuil ; deux colombes se becquetant sur un buisson de roses ; une perdrix couvrant de ses ailes sa nombreuse couvée, pour la dérober à la dent cruelle d'une belette, ou à l'œil perçant d'un oiseau de proie ; un rossignol opposant sa colère impuissante à un serpent qui glisse sa tête dans son nid pour saisir et dévorer un de ses petits, voilà ce que nous appelons des tableaux représentant une action. ”
Œillet Des Murs, La fauconnerie ancienne et moderne (1862)
“ Averti par cette épreuve que l'ongle du pouce est l'organe frappeur, on a pu, malgré la rapidité des passades, voir les deux mains de l'oiseau ouvertes et adossées aux côtés charnus du poitrail qui remplissent alors les fonctions de coussinets destinés à amortir le coup, et le Faucon, ainsi disposé, se porter sur sa proie avec toute l'adresse dont il est capable, c'est-à-dire en faisant ses passades rasantes et aplaties; trop arrondies ou trop plongeantes, il risquerait de s'écraser lui-même contre terre en portant à faux. ”
Juliusz Słowacki,
Oeuvres complètes de Jules Slowacki…
(1870)
“ Fauconnier, tiens bien l'oiseau sur ton poing ; couvre-lui les yeux de son voile doré ; empêche-le de battre de l'aile ; garde qu'il ne bouge et ne fasse sonner ses grelots ; tu lui enlèveras lé voile, lorsque l'animal aura donné dans nos pièges ; alors son rôle commencera. Le faucon se rembrunit; ainsi aveuglé, il hérisse ses ailes, allonge ses griffes, et, sombre, gonfle sa poitrine. J'entends un bruit là-bas... est-ce la bête qui passe? Non, c'est encore trop tôt; le moment n'est pas venu. C'est un lévrier léger, tenu en laisse, qui, impatient de ses liens, grogne et saute. ”
Œillet Des Murs, La fauconnerie ancienne et moderne (1862)
“ La femelle, plus forte que le mâle, a le brun de la tête plus foncé; les franges rousses du manteau et des ailes plus étroites; des taches plus larges sous les parties inférieures, et des stries brunes à la gorge et sur les sous-caudales. Les jeunes de l'année ressemblent à ceux du Faucon Pèlerin, mais leur taille est plus grande et leur queue proportionnellement plus longue. ”
Georges-Louis Leclerc de Buffon,
Œuvres complètes de Buffon, éd…
“ J’observerai seulement que la couleur la plus ordinaire des pieds du faucon est verdâtre, et que quand il s’en trouve qui ont les pieds et la membrane du bec jaunes, les fauconniers les appellent faucons bec jaune et les regardent comme les plus laids et les moins nobles de tous les faucons, en sorte qu’ils les rejettent de l’école de la fauconnerie ”
Antoine Pluche, Beautés du spectacle de la nature ou Entretiens sur l'histoire naturelle des animaux et des plantes (1875)
“ Quand le faucon est bien affaité, on prend un lièvre en vie et on lui casse une jambe, ou bien on prend une peau de lièvre qu'on bourre de paille; et après avoir attaché dessus un morceau de chair de poulet, ou de ce que le faucon aime le mieux, on attache cette peau à une petite corde fort longue qui tient à la sangle d'un cheval. Etant traînée par le cheval qu'on pousse, elle paraît à l'oiseau comme un lièvre qui fuit, ce qui invite le faucon à se jeter dessus. ”
Marc Colombat, Le mécanisme des cris et leur intonation notée dans chaque espèce de douleurs physiques et morales (1840)
“ C'est avec intention que nous écrivons faucct avec un c, au lieu de deuxss; nous n'admettons pas l'étymologie des lexicographes qui écrivent fausset comme venant de faux, opposé de juste; nous trouvons plus rationnel, et nous préférons, comme étant plus conforme à nos idées physiologiques sur le mécanisme du faucet, l'étymologie du latin fauces, faucium, la gorge, le gosier, qui n'attache aucune idée de taux aux sons aigus de la voix. ”
Pierre-Amédée Pichot, Fauconnerie (1890)
“ Ces hommes battaient les roseaux, les buissons, faisaient lever et partir les petits oiseaux, et les éperviers les guettaient en l'air, leur faisaient peur et forçaient les oiseaux à se jeter dans les filets des chasseurs. C'est ce que j'appellerai de la fauconnerie libre. Les fauconniers n'ont pas attendu le XIX6 siècle pour la rendre obligatoire. Il s'agit d'abord de se procurer un faucon. C'est exactement comme pour le civet de lièvre ; il faut d'abord avoir un lièvre. Pour faire de la fauconnerie il faut un faucon. Les faucons se prennent jeunes dans le nid ”
Œillet Des Murs, La fauconnerie ancienne et moderne (1862)
“ Un bon Faucon doit avoir l'œil fier et assuré, le bec court et gros, le cou fort, gros, la poitrine bien musclée, les mahutes larges, les cuisses longues, les jambes courtes, la main large, les doigts déliés, allongés et nerveux aux articulations; les ongles fermes et recourbés; les ailes longues; le pennage foncé et sans mouchetures. La bonne couleur des mains et du bec est le jaune verdâtre. Placé sur le poing et exposé au vent, le bon Faucon doit se tenir ferme. ”
