André Léo,
Jacques Galéron
(1864)
“ Malgré les instances de Jacques, j’avais décidé que le mariage n’aurait lieu qu’après que Suzanne aurait obtenu son brevet d’institutrice. Notre secret étant devenu secret de comédie, nous ne nous gênions plus. Nos jeunes gens se voyaient tous les jours et sans mystère. Mais nous en étions toujours à deviner qui avait pu nous trahir. Un jeudi, vers deux heures de l’après-midi, nous étions tous au jardin. Mon mari, qui ce jour-là par exception n’avait pas de malade à visiter, assis à l’ombre d’un figuier, un livre à la main, me regardait émonder nos rosiers près de la maison. ”
