André Léo

André Léo

Résumé

Portrait de André Léo André Léo L’Institutrice

Le dévouement n’est le bonheur et la vérité, qu’à condition d’être spontané, magnifique élan, mais rare. C’est le grand irrégulier, c’est l’éclair, la foudre ; ce ne peut être la loi. La loi, c’est le droit de chaque être, assuré par le droit commun.
Quand elle en fut là, tout croula. Toutes les pierres du vieil édifice une à une se détachèrent, et Sidonie ne vit plus en face d’elle que la grande nature et sa Rachel, calmée, souriante et déjà tout embellie.
Une fois que M. Moreau avait passé un mois sans venir à Messaux, en voyant sa fille, il ne put cacher sa surprise.
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Portrait de André Léo André Léo L’Institutrice

Il ne semblait pas qu’il s’aperçût de sa faute, car il avait l’air tout charmé, et dans ses yeux brillait une clarté comme la lumière du matin dans la rosée.
— Quoi ! mademoiselle Sidonie, c’est vous qui bêchez votre jardin ?
— Oh ! répondit-elle, sans pouvoir revenir de sa confusion, c’est seulement pour voir... pour m’amuser.
— Eh bien ! vous ne vous y prenez pas si mal ; mais vous en auriez pour longtemps, au moins. Avez-vous un journalier ?
— Non... pas encore. Nous avions parlé à Grollard ; mais il demande si cher !
— C’est un paresseux ; ne le prenez pas.
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Portrait de André Léo André Léo L’Institutrice

Comme le visage de Sidonie rayonnait ! Et comme elle avait peine à moduler sa voix que l’émotion entrecoupait. Mme Moreau pourtant ne parut satisfaite qu’à moitié.
— Maintenant, il faut apprendre à écrire, dit-elle.
Rachel se recula, interdite.
— Je le voulais, dit-elle d’un ton chagrin.
Maintenant, en effet, qu’elle avait gouté les joies d’un progrès, elle se sentait entraînée vers d’autres. La volonté réfléchie naissait ; aux faiblesses paresseuses de l’enfance, avide d’objets, bercée par les harmonies de la nature, allaient succéder les ardeurs de l’adolescence.
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