Résumé

La bonne mère (1847)

“ O mon père! Quelle dureté! Quelle insensibilité !
Et elle raconta, non sans verser des larmes, tout ce qu'elle venait d'entendre chez Brisset.
— Calme-toi, ma bonne Alice, lui dit son père en l'embrassant, et raisonnons un peu. Les paysans sont durs, insensibles; je te l'accorde. Ils sont de plus rusés, intéressés, vaniteux, et gens de mauvaise foi.
Mais à qui la faute?
La figure d'Alice disait : —Je ne sais pas.
— A la misère et à l'ignorance, continua M. Montauban; deux plaies affreuses qui les rongent depuis le berceau jusqu'au
tombeau.
”
Source : Gallica

La bonne mère (1847)

“ Mademoiselle, que je suis affligée!
— Appelez cette sotte petite Laure, que je lui dise ce qu'elle mérite.
— Ce qui ne remédiera à rien, dit Alice en embrassant mademoiselle M. Et la pauvre Laure est déjà si tourmentée, qu'elle aurait besoin d'être consolée.
— Alice, dit la maîtresse, vous êtes une bonne fille, toujours prête à défendre tout le monde. Votre conduite soutenue vous a mérité mon estime. Aussi, eussiez-vous cassé vous-même ma belle porcelaine, je vous le pardonnerais.
— Je vais chercher Laure, qui se désole,
j'en suis sûre, reprit Alice en s'élançant vers la porte.
”
Source : Gallica

La bonne mère (1847)

“ Ce ne fut que vers sept heures qu'elle aperçut quelque mouvement et que son père lui-même, paraissant sur le balcon, d'un signe gracieux lui souhaita le bonjour matinal. Elle accourut à lui de toutes ses forces, grimpant l'escalier sur l'aile de la curiosité. Mon cher père, lui dit-elle tout essoufflée, je suis bien en peine, je n'ai pu dormir de la nuit.
Je commencerai, mon enfant chérie, par te dire qu'il ne m'est rien arrivé de fâcheux, Dieu merci; au contraire, grâce à la détermination que j'ai prise, je crois à
des jours plus heureux que par le passé.
”
Source : Gallica

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