Ernest Serret, Francis, scènes de la vie de jeunesse en province
“ La mère Morin fut généreuse, elle ne revint qu’à près de minuit. Sa voix nous réveilla de notre rêve, et quel réveil ! J’étais bien heureux pourtant en m’éloignant de cette maison. J’emportais au fond de mon cœur un sentiment de félicité infinie qui dure encore, et dont l’empreinte, comme je te le disais en commençant, ne s’effacera jamais. Je ris moi-même quand je songe à ces pures jouissances d’un amour heureux, mon esprit raille mon cœur. Que veux-tu ? Louise est ma maîtresse, mais je l’aime, oh ! je l’aime de toute mon âme ! ”
