Élisa Denneville, Le Livre rose
“ Je jetai un cri, et tombai presque sans vie ; la pitié entra dans tous les cœurs ; M. de Bermon fit un pas pour s’approcher, et j’allais être sauvée ; mais revenant à lui, il signa précipitamment l’acte fatal, et disparut. Je restai plusieurs mois dans un état voisin de la mort. J’en sortis l’ombre de moi-même, ma figure et ma jeunesse à jamais flétries, et une pâleur mortelle répandue sur mon visage. Je ne versais plus de larmes, une idée fixe oppressait mon cœur : j’étais séparée de Charles, séparée pour toujours, et dans quelques mois on allait m’enlever mon fils. ”
