Mme Bodin [Jenny Bastide], Heures du soir
“ Mais, à l’aide de la raison, une triste connaissance du cœur nous rejette dans la vie réelle, et la vie réelle n’a point de doux ni de nobles souvenirs. Ne nous abusons pas, enfin : ce n’est point pour ce que nous aimons que nous faisons des sacrifices à l’amour, et on n’obtient rien de ce sentiment par la reconnaissance et la pitié. J’en étais trop convaincue, Arthur m’oublierait bientôt ; et si je le poursuivais de mes plaintes, de mon désespoir, il se féliciterait d’être échappé à une femme vaporeuse, jalouse, et sa douleur ne me vengerait pas. ”
