Bruno de Furcy, Physiologie du billet doux (1840)
“ Peu d'hommes sont faits pour goûter ce bonheur pur, cette délicieuse monotonie de l'amour, qui n'existe que pour ceux dont toutes les pensées résonnent à l'unisson, qui n'ont qu'une ame et un cœur, et auxquels il ne reste plus de facultés que pour contempler , aimer, désirer, sentir. Mais pour qui a su atteindre à cette perfection de l'amour et de l'accord des êtres, le temps ne passe point, la jeunesse dure toujours; ils aiment, et aimer, c'est commencer de vivre au-delà de cette vie passagère, c'est se soustraire au temps qui s'enfuit, c'est anticiper sur l'immortalité. ”
