Billet de change

Définition et enjeux

Pierre B. Boucher,  La Science des négocians et teneurs de livres… (1803)

“ Suivant l'ordonnance, un billet de change peut être payable à un particulier, et non à autre ; conséquemment le mot d'Ordre n'est pas ce qui le rend billet de change; c'est seulement la valeur qui doit être exprimée en lettre de change. Dans un billet de change on doit exprimer le lieu et le nom de celui sur qui les lettres sont tirées, celui qui en aura payé la valeur, et en quoi la valeur en aura été payée ; le tout à peine de nullité, non pas comme billet, mais comme billet de change. Les billets de change sont sujets aux-mêmes diligences que les lettres de change. ”
Source : Gallica

Édouard Maguéro,  Traité alphabétique des droits d'enregistrement… (1897)

“ Le billet de change est l'obligation que contracte soit le preneur d'une lettre de change, lorsqu'il la reçoit sans en fournir la valeur immédiatement, de compter cette valeur à une époque déterminée, soit celui qui recevrait une somme d'argent pour fournir une lettre de change, de la délivrer au preneur également dans un temps fixé. ”
Source : Gallica

Portrait de Louis Wolowski Louis Wolowski,  La Banque d'Angleterre et les banques d'Écosse (1867)

“ Vous essayez vainement d'assimiler le billet de banque à la lettre de change : l'un est du comptant, l'autre est une obligation à terme; l'un ne produit rien, l'autre est une source de bénéfice pour celui qui l'escompte, elle devient ainsi un mode de placement. Il faut que le billet procure immédiatement l'or qu'il promet, tandis que le vieil adage des jurisconsultes, qui a terme ne doit rien, s'applique, dans la pensée véritable qui l'a dicté, aux transactions journalières. ”
Source : Gallica

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