Jacques Normand, À tire-d’aile
“ Qu’aujourd’hui libres, et bercées Au gré des strophes cadencées, Chantant gaîtés, soucis, espoirs, Elles s’échappent pêle-mêle, Et fendent l’air à tire-d’aile Comme un vol d’oiseaux blancs et noirs ! ”
Jacques Normand, À tire-d’aile
“ Qu’aujourd’hui libres, et bercées Au gré des strophes cadencées, Chantant gaîtés, soucis, espoirs, Elles s’échappent pêle-mêle, Et fendent l’air à tire-d’aile Comme un vol d’oiseaux blancs et noirs ! ”
Lorédan Larchey,
Les Excentricités du langage/Édition Dentu…
“ « Le rat débute et danse un pas seul ; son nom a été sur l’affiche en toutes lettres ; il passe tigre et devient premier, second, troisième sujet. » — Th. Gautier. Tirage (Il y a du) : C’est long, c’est difficile. — Terme de cocher. Plus le chemin est rude, plus le cheval tire. tirant : Bas. — On le tire pour le mettre. — « Ses tirans et sa montante et son combre galuché, son frusque, aussi sa lisette. » — Vidocq. tire-jus : Mouchoir. — Mot imagé. Usité dès 1808. ”
Edmond Rostand,
Cyrano de Bergerac
“ (Il met la main dans sa poche, et y rencontre celle d'un tire-laine en train de le dévaliser. Il se retourne) : Hein ?LE TIRE-LAINE: Ay !. . .CHRISTIAN (sans le lâcher) : Je cherchais un gant !LE TIRE-LAINE (avec un sourire piteux) : Vous trouvez une main. ”
Michel-Ange, L’Œuvre littéraire de Michel-Ange
“ De son bras gauche tombe une peau de tigre, animal dédié à cette divinité, parce que, de tous, il se délecte le plus de raisin ; et l’artiste a fait plutôt la peau que l’animal, pour signifier qu’à se laisser tant attirer par les sens et par l’appétit de ce fruit et de sa liqueur, il y laisse finalement la vie. ”
Clair Tisseur,
Le littré de la Grand'Côte : à l'usage de ceux qui veulent parler et écrire correctement
(1895)
“ Peigne de tirelle. Voy. sous peigne. TIRE-LONGE, s. f. — Se dit d'une longue route. Quand j'ai t'ayu vu cete tire-longe devant moi, ça m'a donné une soife ! — On ne s'explique pas clairement qu'on tire la longe d'un cheval en faisant une route à pied. Longe doit être un jeu de mots pour longue. TIREPILLE, s. f. — Partie cartilagineuse de la viande par opposition à la pourpe (voy. ce mot) . — Subst. verbal de tirepiller parce qu'il faut censément tirepiller cette portion de la viande avec les dents pour la pouvoir manger. ”
Henri Cantel, Amours et priapées (1869)
“ Lorsque le tigre, au loin poussant un cri sauvage, Comme une flèche ailée et vivante, accourut. La tigresse vers lui bondit, pleine de joie, Le caressa d’un œil fauve de volupté, Et lécha du vainqueur le poil ensanglanté. ”
Charles Cros,
Le Coffret de santal
(1873)
“ Quand sur vos cheveux blonds , et fauves au soleil , Vous mettez des rubans de velours noir , méchante , Je pense au tigre dont le pelage est pareil : Fond roux , rayé de noir , splendeur de l' épouvante . Quand le rire fait luire , au calice vermeil De vos lèvres , l' éclair de nacre inquiétante , Quand s' émeut votre joue en feu , c' est un réveil De tigre : miaulements , dents blanches , mort qui tente . Et puis , regardez -vous . Même sans ce velours , Quoique plus belle , enfin vous ressemblez toujours A celui que parfois votre bouche dénigre . ”
Seu Ring-haï,
Miroir, cause de malheur, et autres contes coréens
“ « Écoute, tigre, s’empressa-t-il d’ajouter, fais attention, mes neveux sont très nombreux par ici. Ils ne seront pas aussi indulgents que moi. Marche donc tout le long de cette vallée jusqu’à la colline de l’autre montagne que tu vois devant toi. C’est un chemin sûr et jamais un lion ne passe par là. Après cette colline, tu feras comme tu voudras, il n’y aura plus aucun danger ! » fit-il d’un ton protecteur, tout en donnant congé au tigre. Le vieux tigre, encore tout troublé par le souvenir de l’aventure vécue, descendit la vallée d’un pas chancelant. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Tapi dans l'un des angles de la chambre, comme un tigre dans son repaire, ses cris rauques, furieux, ses grincements de dents, la torsion convulsive des muscles de son front et de sa face, son regard flamboyant, lui donnaient parfois quelque vague et effrayante ressemblance avec cette bête féroce.—Tigre... tigre... tigre que je suis, disait-il d'une voix saccadée, en se ramassant sur lui-même, oui, tigre... Que de sang!... Dans ma caverne... cadavres déchirés! La Goualeuse... le frère de cette veuve... un petit enfant... le fils de Louise... voilà des cadavres... ”
Gustave Gilles, La Nouvelle Jeanne, par Gustave Gilles (1866)
“ Le lion faisait sa sieste dans la caverne; la gazelle passait sa nuit au frais, le museau sur les fleurs... Un tigre, en chasse, vint dans le champ des palmiers. La gazelle dormait sous un bananier rose ; le tigre la vit, fit la patte douce, tourna alentour, guettant ses formes, flairant ses veines gonflées ; sa chair lui apparaissait fraîche et vermeille, sous le poil ras de sa gorge tendue;.. Le tigre savourait le fumet du tendron, ne se hâtant point d'appuyer la griffe sur une proie qui ne pouvait fuir.... ”
Jean-Jacques Desroches, Histoire des peuples anciens et de leurs cultes… (1851)
“ C'est une figure mâle et barbue, la tête couverte d'une tiare attachée avec des bandelettes, revêtue d'une tunique courte, serrée et sans manches, et ce qui est un trait propre à la civilisation orientale, les jambes couvertes d'une sorte de pantalon d'étoffe rayée; elle est debout, et ses pieds reposent sur deux sphynx ailés qui tournent le dos, et elle retient de chaque main deux animaux, probablement des lions dressés sur leurs pattes de derrière, et qui semblent vouloir s'élancer l'un sur l'autre. ”
Eugène Müntz,
La Tiare pontificale du VIIIe au XVIe siècle…
(1897)
“ Tour à tour conique, puis renflée vers le milieu, finalement écrasée dans le haut; tour à tour surmontée d'une grosse pierre précieuse formant bouton ou d'un globe supportant une croix, la tiare n'a que trop souvent servi de thème aux fantaisies des joailliers. ”
Joseph Méry,
Une histoire de famille, par Méry
(1856)
“ Un tigre, celui qui avait le sommeil le plus léger, se réveilla en sursaut et poussa un cri rauque en voyant le soleil qui spinchait à l'horizon. Les tigres n'aiment pas le soleil, comme les noirs habitants des déserts dont parle l'ode de Pompignan. Si nous portions une fourrure comme les tigres, nous n'aimerions pas le soleil aussi et nous vivrions la nuit. Le tigre éleva sa tête au-dessus d'un massif de figuiers sauvages, et toute la peau de son mufle se contracta et se retira des narines au front. Il venait de voir à très-peu de distance un cercle d'éléphants et d'usurpateurs ! ”
J.-L. Puzin, Fables et autres poésies (1859)
“ Le tigre, le lion, le serpent, la panthère, Peuvent-ils se souffrir un moment sur la terre? A chaque instant du jour, ces cruels animaux Se font dans la forêt d'épouvantables maux; Et lorsque, par malheur, un cheval gras s'y montre, C'est pour ces animaux une bonne rencontre. ”
Évariste de Parny,
La Guerre des dieux, poème en dix chants
(1790)
“ À nous combattre elles ne songent guères. Les Bacchantes dans le camp des Saints. — La peau d’un tigre enveloppe à demi Leurs corps d’albâtre : et conviens, mon ami, Que leur beauté vaut bien les frais d’un siége. ”
Aglaé de Bouconville, Histoire naturelle racontée à la jeunesse… (1853)
“ La tigresse, la lionne et tous ces animaux organisés pour la force et le courage, pour attaquer et se défendre, tous ces habitants des antres, des forêts, des cavernes, des rochers, vivent seuls, n'ont point d'amis, n'ont pas même d'amour ; ils n'ont que leurs enfants ; leurs enfants sont à eux seuls, comme ils sont à leurs enfants sans partage. Attendez, pour les attaquer, que la loi de la nature sépare les enfants de la mère : vous verrez alors que le tigre peut s'appri- voiser, ni mieux ni plus mal que tout autre animal sauvage. ”
Friedrich Schiller,
Poésies de Schiller
“ Le roi fait un second signe : une autre porte s’ouvre, un tigre sauvage sort par un bond impétueux. À l’aspect du lion il mugit, agite sa queue, allonge sa langue, tourne autour du lion en poussant un sombre murmure, puis s’étend à ses côtés. ”
Alfred Driou, Les peuples illustres : descriptions topographiques… (1881)
“ Une sorte de tiare, de mitre, de bonnet de riche drap d'or ou de pelleterie couvre les longues tresses de leur chevelure flottante. Leurs bras et leurs cous étincellent sous les bracelets et les colliers de perles, de rubis et d'émeraudes. Ils se peignent d'azur ou de carmin l'orbe des yeux, et se fardent le visage. Les voluptueux raffinements de leur vie intérieure dépassent de beaucoup les splendeurs de ces choses extérieures. ”
Thomas Mayne Reid,
Le Chasseur ["sic"] de plantes…
(1868)
“ La crinière qui couvre les épaules et le cou du lion le fait paraître plus gros qu'il ne l'est réellement ; dépouillez-le, ainsi que le tigre, et vous aurez deux animaux d'égale grosseur. De même que chez le lion, la forme du tigre et la nuance de sa robe offrent peu de variétés ; la nature ne se fait pas un jeu de ces moules puissants, et ne déploie les fantaisies de sa palette que sur des animaux d'une moins grande importance. On peut trouver des tigres dont le pelage soit d'un jaune plus ou moins clair, et qui soient marqués de rayures plus ou moins noires ”
René de Pont-Jest,
Le Procès des Thugs
“ L’assemblée, immobile, anxieuse, se souleva comme une vague déchaînée ; mille cris d’enthousiasme et de colère retentirent, et le nom de Feringhea fut jeté aux échos au milieu des malédictions. Celui qui écoutait dans l’ombre sembla faire un effort surhumain pour rester maître de lui. ”
aîné J.-H. Rosny, La Guerre du Feu: Roman des âges farouches
“ Quelque chose de tendre émana de la bête farouche, à quoi la tigresse répondit par un miaulement, son long corps coulé dans l'herbe. Le Lion-Tigre, frottant son mufle contre l'échine de sa compagne, la lécha d'une langue râpeuse et flexible. Elle se prêtait à la caresse, les yeux entreclos, pleins de lueurs vertes; puis elle fit un bond en arrière, son attitude devint presque menaçante. Le mâle gronda—un grondement assourdi et câlin—tandis que la tigresse jouait dans le crépuscule. ”
Clara Filleul de Pétigny, Le Jardin des plantes. [Signé… (1844)
“ C'est celle de la panthlre. Quel air féroce! quel œil inquiet ! quel regard cruel ! quels brusques mouvemens ! Elle est si agile qu'elle grimpe sur les arbres ; quand elle tient un animal, elle semble prendre plaisir à le déchirer. Promenez vos regards sur sa belle peau fauve et lisse, semée de taches noires arrondies en anneaux, ou réunies en forme de roses ; ne prendrait-on pas sa queue qui se déroule et traîne pour un serpent marbré. Je regrette, mes enfans, de ne pouvoir vous faire admirer le tigre royal, le léo- pard et l'once qui est plus petit que la panthère. ”
Auguste André,
Catalogue raisonné du Musée d’Archéologie et de Céramique
(1876)
“ La place où le PÉNITENT nu a voulu s'asseoir pour toujours a d'abord demandé toute son attention. Pour être pure de toute souillure, il a eu soin de la couvrir d'une peau de tigre sur laquelle il s'est placé les jambes croisées, puis renversant la tête en arrière, il s'est mis à fixer le disque du soleil, les deux mains tordues sur la poitrine. Il regarde l'astre - éclatant sans cligner les yeux, sans changer de posture. ”
Pierre Parisset, Les idéales : improvisations poétiques (1861)
“ Le lion, fier de voir un tigre plein de rage, Bat ses flancs de sa queue ; au combat il s'engage, Par des rugissements qui font trembler partout, Sûr qu'en son adversaire il existe une proie, Avec des nerfs d'acier il bondit d'un seul coup, Des griffes et des dents il l'étreint, il le broie. Comme sous une meule on serre un grain de blé, Il tord son ennemi, déjà moitié criblé, Le déchire en lambeaux et lui rompt la mâchoire Avec un craquement dont le bruit souverain Redit de loin en loin, dans l'horreur la plus noire, Que le tigre est vaincu, mourant sur le terrain. ”
Raoul de La Grasserie, Les Pensées, poésies (1893)
“ Car le tigre observa très longtemps en silence Comment fait le lion dans sa lourde cadence Quand sa mâchoire tient un long morceau de chair ; Et s'il mange à son tour, malin quoique vorace, Il imite toujours, tant qu'il peut, la grimace Que faisait en mangeant le vieux roi du désert. ”
Julien Paillet, Les Athénéennes : choix de poésies (1836)
“ Ah! quand tes compagnons reverront l'Italie, Sur leurs pas volera l'inquiète Octavie, Et son cœur, agité d'un tremblement soudain, Parmi leurs rangs déserts va te chercher en vain. Un tigre, dont la rage en longs cris se déploie, Au serpent affamé vient disputer sa proie, -Et le serpent, au loin répandant la terreur, Par d'aigres sifïleraens annonce sa fureur, Sur sa croupe flexible un instant se balance, Et, prompt comme l'éclair, sur le tigre s'élance, Il le saisit, l'entraîne, autour de lui roulé , Le lie au roc voisin par un nœud redoublé, Et plonge dans ses flancs un dard de sang avide. ”
Clodomir Rouzé, Grammaire française, rédigée d'après le programme officiel des écoles de la ville de Paris… (1874)
“ La lionne ne chasse que quand la faim la presse ; la tigresse, au contraire, déchire une nouvelle proie avec la même rage qu'elle vient d'exercer. La lionne a l'air noble ; la tigresse, trop longue de corps, est trop basse sur ses jambes ; le regard de la lionne est assuré ; l'œil de la tigresse est hagard; la démarche de la lionne est grave et majestueuse; la tigresse a tous les caractères de la plus basse cruauté. Ex. 271. Dans la classe des animaux carnassiers, la lionne est là première, la tigresse est la seconde. A la fierté, à la force, celle-là joint la noblesse et la clémence ”
Eugène Bresson, L'Orléade, poème épique en XIV chants… (1838)
“ Tel un tigre altéré de sang et de carnage, Jette au loin ses regards, pousse son cri sauvage, Et la bave à la gueule, et le sang dans les yeux , Ivre de ses transports, terrible, audacieux , Fond plus prompt que l'éclair dans un affreux délire Sur le timide Faon qu'il mord et qu'il déchire, Puis levant vers le ciel son mufle teint de sang, Il bondit quatre fois et part en frémissant. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
(1876-1878)
“ Puisque tu ne peux être le noble cheval qui hennit fièrement au milieu de ses cavales amoureuses. ne sois pas du moins le stupide chameau qui plie les genoux et tend le dos. sois tigre. un vieux tigre qui rugit au milieu du carnage a encore sa beauté. sa tigresse lui répond du fond du désert. A ce langage, qui n'était pas sans une sorte d'éloquence naturelle et hardie, Jacques Ferrand tressaillit, frappé de l'expression sauvage, presque féroce, des traits de Cecily, qui, le sein gonflé, la narine ouverte, la bouche insolente, attachait sur lui ses grands yeux noirs et brûlants. ”
William Shakespeare,
Sonnets. Volume 8
“ Temps dévorant, émousse les griffes du lion, et que la terre dévore elle-même sa douce postérité, arrache les dents acérées des mâchoires du tigre féroce, brûle dans son sang le phénix à longue vie, apporte-nous dans ton vol des saisons heureuses et des saisons funestes. ”
Jacques Normand, À tire-d’aile
“ Quand vous parlez ainsi du pays des prophètes Votre cœur s’élargit et palpite tout bas ; Et sur vos yeux profonds où l’on peut si bien lire, Comme sur de l’émail, vient briller et sourire Le rayon d’un soleil que vous n’oubliez pas. ”
Jacques Normand, À tire-d’aile
“ Et lorsque Dieu sourit, c’est à toi, c’est par toi ! Tu ne t’engourdis pas dans l’espérance altière D’un bonheur égoïste offert à ton effort ; L’Humanité souffrante est ta noble carrière, Et ton but ici-bas la Vie, et non la Mort ! ”
Jacques Normand, Les Moineaux francs (1887)
“ LE VIEUX MAÇON Un matin de printemps. Je lis à ma fenêtre. Paris bâille et s’étire aux doux rayons d’avril. La nature sourit, heureuse de renaître : Dans les airs attiédis flotte un parfum subtil. Sur un arbre voisin, le peuple ailé volète, Et les passants s’en vont, rêveurs et nonchalants ; Par ce clair renouveau de la grand’ville en fête, Les cœurs battent plus vite et les pas sont plus lents. À gauche, près de moi, sur un échafaudage, La truelle à la main, blanc sur le ciel d’azur, Un ouvrier maçon, un vieux, courbé par l’âge, Travaille, en plein soleil, à recrépir le mur. ”
Aglaé de Bouconville, Histoire naturelle racontée à la jeunesse… (1853)
“ Le tigre, ainsi que le lion, est doué d'une force extraordinaire; ses superbes proportions, ses griffes aiguës, qui font à elles seules des blessures mortelles, ses dents incisives et pénétrantes, qui cassent et rompent les os des animaux avec autant de facilité qu'elles dévorent leur chair, sa ruse, qui sait prendre et choisir les moyens d'at- taque avec la finesse, l'adresse de notre chat domestique, dont le tigre est le type originaire, tout en fait un animal redoutable. ”
René de Pont-Jest,
La Duchesse Claude
“ Le jour la surprit ainsi, toujours aux prises avec ces désespérantes pensées, sans qu’elle eût trouvé un moment de repos, et lorsqu’en s’habillant, elle se vit dans une glace, les traits tirés, le teint pâle, les paupières rougies par les larmes, elle comprit que chacun allait lire sur son visage les tortures de son âme. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Des bacchantes et des satyres suivaient cette procession : les unes, presque nues sous la peau de tigre passée en écharpe, agitant des torches ou des thyrses, échevelées et furieuses, menaçant de leurs thyrses les spectateurs et hurlant : Euoï ! ou agitant, dans la danse dite phallique, leurs corps lascifs en mouvements impétueux et obscènes ; les autres, les satyres, traînant des boucs aux cornes enguirlandées de fleurs et destinés aux sacrifices, et, au milieu d’eux, Silène vacillant sur son âne. ”
