Jacques Normand

Résumé

Jacques Normand,  Les Moineaux francs (1887)

“ Je suis aimé d’Ida tout autant que je l’aime,
Et j’ai pu me convaincre, ami, plus d’une fois
Que la charmante enfant n’a de faux... que la voix !
GALUCHAT
Fortuné Dubattoir !... Ah ! comme je t’envie !
Tu gagnas, en claquant, le bonheur de ta vie !
DUBATTOIR
Malheureux Galuchat ! que ton sort est cruel !
Tu perdis en claquant le bonheur éternel !
GALUCHAT
Ah ! sous son jupon blanc, suaves et mutines,
Comme vous trottiniez, adorables bottines !
DUBATTOIR
Ah ! sur le piano, malgré les faux accords,
Combien les mains d’Ida me causent de transports !
”
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Jacques Normand,  Les Moineaux francs (1887)

“ LE VIEUX MAÇON
Un matin de printemps. Je lis à ma fenêtre.
Paris bâille et s’étire aux doux rayons d’avril.
La nature sourit, heureuse de renaître :
Dans les airs attiédis flotte un parfum subtil.
Sur un arbre voisin, le peuple ailé volète,
Et les passants s’en vont, rêveurs et nonchalants ;
Par ce clair renouveau de la grand’ville en fête,
Les cœurs battent plus vite et les pas sont plus lents.
À gauche, près de moi, sur un échafaudage,
La truelle à la main, blanc sur le ciel d’azur,
Un ouvrier maçon, un vieux, courbé par l’âge,
Travaille, en plein soleil, à recrépir le mur.
”
Source : Wikisource

Jacques Normand,  Les Moineaux francs (1887)

“ À tout jamais le ciel unissait nos deux âmes...
Alors montrant l’enfant dormant avec ferveur
Doucement, le marquis murmura :
Doucement, le marquis murmura :« Le sauveur ! »
Vous dirai-je à présent comment, la nuit entière,
Mon lancier bleu, trempé plus qu’un chat de gouttière,
Par un bon ouragan, juste à point déchaîné,
Promena dans le parc son grand corps galonné ?
Comment le lendemain, navré de la tournure
Que, pour son amour-propre, avait pris l’aventure,
Vers un cœur plus ouvert, un logis moins fermé,
Il braqua les éclairs de son œil enflammé ?
”
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