Édouard Romberg

Au Louvre (1897)

Résumé

Édouard Romberg Au Louvre (1897)

Vous son cher abonné, vous son client fidèle.
L'affaire est peu connue et fait peu parler d'elle :
C'est un chemin de fer sur des rails de carton;
Une BanqueRothschild a mis des fonds, dit-on ;
Des mines où la houille afflue en grande masse;
Des placers où l'or pur à la main se ramasse.
Ou si vous préférez une valeur d'État,
Sans être, quant au choix, d'un goût trop délicat,
Un emprunt au profit de quelque République,
Qui de ses dettes vit au fond de l'Amérique.
Vous prenez dans le tas, et, facteur diligent,
Le journal convertit en papier votre argent
Source : Gallica

Édouard Romberg Au Louvre (1897)

Il prône en même temps l'article et le débite.
Que devient cet argent, après qu'il est casé ? Entre nous, comme on dit, l'on est souvent rasé. Non que la bonne foi du journal soit suspecte ; L'abonné, d'ailleurs, est un être qu'il respecte Beaucoup trop pour vouloir l'abuser sciemment. Mais toujours il arrive, — on ne sait trop comment, Que l'affaire qu'on fait, — soit emprunt, banque ou mine, Par un fâcheux hasard assez mal se termine.
Source : Gallica

Édouard Romberg Au Louvre (1897)

Je sais un chant plus doux que le chant des poètes, Où la rime affolée embrouille la raison : C'est le bruit des baisers de deux bouches muettes. Et le choc cadencé de coeurs à l'unisson.
STELLA
PETITE étoile si mignonne,
On te voit moins qu'on te soupçonne,
Cachée au fond du firmament.
Je t'aperçois, petite étoile,
Au milieu des splendeurs du voile
Poudré d'or et de diamant.
Lorsque tu nous quittas, chère âme, Tu me dis: ce n'est qu'une flamme Qui passe de la terre aux cieux, Rien qu'une lueur expirante, Qui doit se ranimer vivante Dans l'air plus libre et radieux.
Source : Gallica

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