Georges Rollin, Sous la cuirasse : poésies (1915)
“ Car il prolonge indiscutable, autoritaire, — Qu'il protège le sol ou qu'il montre les cieux — Le geste de prière ou d'amour des aïeux Qui ne permettraient pas qu'on touchât à leur terre. Adieu donc : aux jardins du songe, les meilleurs, Nous avons, mes amis, vu des formes divines, Écouté le frisson du vent dans les ravines, Frôlé tant de rayons, respiré tant de fleurs, Nous avons tant sondé les mers, les yeux de femme, Arpégé tous les sons épars dans l'infini, Qu'un peu de leur splendeur est entré dans notre âme Et qu'elle en restera chantante comme un nid ! ”
