Les jeunes poètes de France (1928)
“ Des roses, près de moi, languissent dans un vase, Coeur largement ouvert, corolle qui s'évase, Tête basse, penchée... A leur teint pâlissant Je les vois se mourir en ce jour finissant. Le soir sur elles glisse une ombre enveloppante... Qui les quitte... revient... lentement, et rampante... Les brunit et les fond... et je ne vois plus rien... Je ne sens qu'un parfum, qui s'envole, aérien... Dans le ciel assombri, soudain, naît une étoile Et la lune paraît... un nuage la voile... Et j'entends un bruit doux... l'effeuillement des fleurs. Et mon coeur s'amollit et se gonfle de pleurs. ”
