Résumé

Anthologie critique des poètes (1911)

Le panthéisme n'est-il pas un nirvanàh constant, une douce et quiète habitude de chercher mille dieux, mille sujets d'adoration, dans tout ce qui vit, vibre, flambe, tremble et meurt. Sangloter avec le vent, pleurer avec la pluie, chanter quand le matin s'épanouit, songer quand le soir se recueille, tressaillir au printemps, frémir en hiver, exacerber sa pensée et sa chair aux caresses solennelles du soleil et du jour, n'est-ce pas rendre hommage à toute la joie du monde. C'est la communion intime du vrai poète, par son corps et par son âme, avec la Nature dont il est l'éternel héraut
Source : Gallica

Anthologie critique des poètes (1911)

Ce sont de vieux amis lointains que nul n'oublie ! Leur rire est sans orgueil, leur voix sans trahison ; Leur accueil est pareil au seuil de la maison Où l'on revient, le coeur changé, l'âme affaiblie...
Quand, déçu par la gloire et trompé par l'amour, Las d'avoir parcouru la même route humaine, Vers les lieux d'autrefois le destin vous ramène, Ces amis délaissés fêtent le bon retour.
On retrouve au miroir les gestes, le visage De l'enfant que l'on fut en ce cristal terni ; Le passé ressuscite, et jusqu'à l'infini La vie ouvre tous ses chemins dans un mirage.
Source : Gallica

Anthologie critique des poètes (1911)

Pour l'auteur du Miroir la vie est simple et mystérieuse à la fois, haute et profonde elle apporte en ses mains le lot de joie et de douleur qui appartient à tous. Et le poète exalte cette vie bonne et belle qui lui prête tous ses trésor, « elle est là, toute offerte, si belle, chair, clartés, parfums, caresses, le vent, la terre, l'eau divine, et les grappes d'amour ». En des pages charmantes il nous dit les frissons de sa vie intérieure, et notre âme s'emplit, au contact de sa pensée, d'un voluptueux émerveillement, ce que M. Gabriel Mourey aime par-dessus tout, ce sont les roses.
Source : Gallica

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