Jacques Turbin, A l'oreille : poésies... (1899)
“ Le doux regard de mon Unique est demeuré dans mon âme Et je l'entends qui chante en moi comme une vague de joie LE DESIR VIVANT J'ai respiré la fleur et j'ai cueilli le fruit, La fleur de ta beauté, le fruit de ta jeunesse; Mais dans tes bras je veux l'oublier cette nuit, Et boire sur ta lèvre un flot nouveau d'ivresse. Le souvenir n'est rien pour le désir vivant. De nos flambeaux brûlés que reste-t-il? — La cendre! Ressuscitons ce soir, dans un baiser fervent, L'amour qu'en son tombeau l'amour a fait descendre. Le temps léger s'enfuit. — Adorons-nous! ”
