Jacques Turbin

Résumé

Jacques Turbin A l'oreille : poésies... (1899)

Le doux regard de mon Unique est demeuré dans mon âme
Et je l'entends qui chante en moi comme une vague de joie
LE DESIR VIVANT
J'ai respiré la fleur et j'ai cueilli le fruit, La fleur de ta beauté, le fruit de ta jeunesse; Mais dans tes bras je veux l'oublier cette nuit, Et boire sur ta lèvre un flot nouveau d'ivresse.
Le souvenir n'est rien pour le désir vivant. De nos flambeaux brûlés que reste-t-il? — La cendre! Ressuscitons ce soir, dans un baiser fervent, L'amour qu'en son tombeau l'amour a fait descendre.
Le temps léger s'enfuit. — Adorons-nous!
Source : Gallica

Jacques Turbin A l'oreille : poésies... (1899)

L'AMOUR QUI DURE 85
DE LA JOIE AU DEUIL
Souviens-toi de ta rose jeunesse; Songe au temps de nos belles amours. Nous vivions dans le rêve et l'extase, L'un sur l'autre appuyés.
Nous marchions sur la terre fleurie, Sans savoir où nos pieds nous portaient, Souriants et plus doux d'heure en heure, Sous le calme ciel bleu;
Et nos pieds ont fait un beau voyage : Ils nous ont menés au paradis Où l'amour remplit toute la vie De son charme divin.
Et l'amour a rempli notre vie, Et de chers petits êtres sont nés Des baisers de nos lèvres ferventes Et du sang de nos coeurs.
Source : Gallica

Jacques Turbin A l'oreille : poésies... (1899)

Prends tout mon coeur! Et le sourire pur dira : Je suis heureuse!
Elle se penchera vers lui comme un roseau Sur l'onde. — On entendra des paroles de rêve, Des battements légers comme d'ailes d'oiseau, Des palpitations de voiles qu'on soulève,
Et, dans la paix du soir, à la rose clarté Du jour mourant, sous l'oeil de l'étoile propice, Le désir éperdu, sur l'autel de Beauté S'immolera lui-même en parfait sacrifice.
A UNE PETITE FOLLE
A quoi bon l'amour, enfant, Et les promesses données, Et le baiser triomphant Des lèvres passionnées?
Source : Gallica

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