Hippolyte Rollot

Résumé

Hippolyte Rollot Les chants de la vie : poésies (1887)

Qu'il se grise d'amour dans le fond des vallées ; Qu'il jouisse, enivré, de tous ses sens ravis.
Ah! chaque fois qu'il boit et qu'il lève son verre Il peut dire à son Dieu qu'il nomme Dieu sévère : « Je vis, merci mon Dieu ! Merci mon Dieu, je vis ! » — Pour moi, c'est le bonheur suprême quand je passe Dans les fleurs, quand mon œil suit l'oiseau dans l'espace, Quand l'étoile d'en haut me dit : « Petit, bonsoir. »
Quand l'océan me dit : « Je te vois, éphémère ! »
Quand l'amour dans mon cœur endort l'angoisse amère, Quand le vallon s'endort dans la splendeur du soir.
Source : Gallica

Hippolyte Rollot Les chants de la vie : poésies (1887)

J'ai tout invoqué, l'arbre et l'étoile et la plante, J'ai dit au soleil d'or ma chimère tremblante, J'ai dit au frais torrent mon angoisse; en tous lieux, — Où suis-je.'— ai-je crié, vous le savez, grands dieux !
Le mont le sait aussi; l'aube et le crépuscule Ne rendent pas l'espoir quand tout espoir recule;
La fleur ne m'a rien dit, l'oiseau n'a pas parlé, Je tâtonne et mon cœur sanglote inconsolé.
Je sais que tout finit un jour si tout commence, Et cela fait en moi comme un bruit de démence.
La mort vient, le tombeau s'ouvre, on avait rivé La vie, et l'on s'en va son rêve inachevé.
Source : Gallica

Hippolyte Rollot Les chants de la vie : poésies (1887)

Voyez! la vie est triste, et laide et monotone; Jeune, on dit : « J'ai mon œuvre à montrer aux humains. » Hélas! le désespoir nous barre les chemins!
Bien vite meurt l'été, plus vite meurt l'automne.
Ah! parlez-moi de vous, Et laissez-moi poser mon front sur vos genoux!
Il n'est qu'une œuvre ici, bien souvent on l'oublie, C'est l'amour dans le calme et dans l'obscurité.
L'amour, c'est le repos pour un cœur agité.
Moi, j'ai le cœur rempli d'angoisse et de folie.
Vous pourriez le guérir Si vous vouliez, ou bien je n'ai plus qu'à mourir!..
Source : Gallica

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