Hippolyte Rollot, Les chants de la vie : poésies (1887)
“ Qu'il se grise d'amour dans le fond des vallées ; Qu'il jouisse, enivré, de tous ses sens ravis. Ah! chaque fois qu'il boit et qu'il lève son verre Il peut dire à son Dieu qu'il nomme Dieu sévère : « Je vis, merci mon Dieu ! Merci mon Dieu, je vis ! » — Pour moi, c'est le bonheur suprême quand je passe Dans les fleurs, quand mon œil suit l'oiseau dans l'espace, Quand l'étoile d'en haut me dit : « Petit, bonsoir. » Quand l'océan me dit : « Je te vois, éphémère ! » Quand l'amour dans mon cœur endort l'angoisse amère, Quand le vallon s'endort dans la splendeur du soir. ”
