Auguste Génin,
Vers pour elle : 1883-1906
(1913)
“ L'âge heureux où l'on croit, où l'on aime, où l'on rêve, Où l'avenir, ainsi que le soleil, se lève, Empourprant de ses feux l'aurore d'un printemps! Seigneur! n'avais-tu pas dans ton ciel assez d'anges ? Pourquoi nous enlever cette vierge au coeur pur Qui nous rendait meilleurs et qui mettait l'azur De son âme céleste au milieu de nos fanges? Dieu fait bien ce qu'il fait... Ah! ne blasphémons pas! Si nos yeux sont en pleurs, si le ciel est en fête, C'est que cette âme était trop douce, trop parfaite Pour fleurir au milieu des ronces d'ici-bas... ”
