Alfred de Montvaillant

Résumé

Alfred de Montvaillant Euterpe : choeurs et romances (1916)

Ange au front pur, étends sur moi tes ailes Et laisse-moi mirer dans tes yeux bleus.
VI
nouvelle vie
Fais tes adieux à ta belle jeunesse, M'a dit le temps, elle vient de finir. Pour toi, l'amour a perdu son ivresse Et ton passé n'est plus qu'un souvenir. Mais, de tes yeux, le doux éclat m'inspire, J'ai vu, par toi, refleurir mon printemps, J'ai réchauffé mon coeur à ton sourire Et ses rayons m'ont rendu mes vingt ans.
Un astre d'or s'est levé sur ma vie,
L'espoir renaît dans mon sein attristé,
A tes accents, mon âme inassouvie
Sent, de l'amour, le pouvoir enchanté.
Source : Gallica

Alfred de Montvaillant Euterpe : choeurs et romances (1916)

Romance du berger
De cette boucle parfumée, Qui tomba de tes cheveux d'or, J'ai conservé, ma bien-aimée, Sur mon coeur, l'odorant trésor.
C'est un souvenir du jeune âge, C'était le temps des doux aveux, Où, sur le coteau du village, L'écho recueillait nos doux voeux.
Tout, dans les champs, était en fête ; Les rayons, glissant d'un ciel pur, De leurs splendeurs doraient ta tête Et brillaient dans tes yeux d'azur.
Le vent embaumait moins la plaine Que ton printemps, mon jeune coeur ; Que de roses dans ton haleine ! Quel éclat sur ton front vainqueur !
Source : Gallica

Alfred de Montvaillant Euterpe : choeurs et romances (1916)

Nageait la lune d'or, Nageait la lune d'or, près du moulin rustique, Nageait la lune d'or, au pied du vert coteau,
Tout auprès du ruisseau.
Dieu ! que la nuit est belle, Comme dort bien cette eau ! Comme dort bien cette eau, près du moulin rustique, Comme dort bien cette eau, au pied du vert coteau, Tout auprès du ruisseau.
Adèle voit sa tête
Dans le flot étoile, Dans le flot étoilé, près du moulin rustique, Dans le flot étoile, au pied du vert coteau,
Tout auprès du ruisseau.
Son voile qui se mouille,
Plisse l'onde d'azur.
Source : Gallica

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