Marie Plocq de Bertier, Les hirondelles (1848)
“ Peut-on lutter encor quand faible comme moi On a le cœur brisé d'amertume et d'effroi. Oui, je voudrais mourir ! et je suis condamnée A traîner ici-bas ma triste destinée ! A plier sous le joug d'ingrats ou de méchants Sans qu'une voix, mon Dieu ! accompagne mes chants. Une voix!. il en est une dont la puissance Ranimerait mon âme à la douce espérance ; Chaste félicité du plus candide amour, Doux parfum de la fleur au matin d'un beau jour. 'Mais, laissez-moi mourir ! Que fais-je sur la terre? Ma vie est un problème, un effrayant mystère Expliqué seulement par le deuil, par les pleurs ”
