Henriette Colombet, Fleurs champêtres (1892)
“ Tu dors. tu dors. L'aile céleste De l'ange, ton aimant gardien, N'ose effleurer ton front modeste Plus radieux que n'est le sien ! Tes grâces n'ont rien de la terre, C'est le don du divin séjour. Le cœur de l'ange a son mystère, La vierge a le cœur plein d'amour! Tu dors.. tu dors. L'oiseau s'éveille, Il jette son cri de bonheur. Avec lui, touchante merveille, Je chante mon hymne au Seigneur! Le lis aspire la rosée, L'astre-roi va dorer le jour. Et mon âme, fleur épuisée, Attend le soleil de l'amour !. ”
