Henriette Colombet

Résumé

Henriette Colombet Fleurs champêtres (1892)

Tu dors. tu dors. L'aile céleste De l'ange, ton aimant gardien, N'ose effleurer ton front modeste Plus radieux que n'est le sien !
Tes grâces n'ont rien de la terre, C'est le don du divin séjour.
Le cœur de l'ange a son mystère, La vierge a le cœur plein d'amour!
Tu dors.. tu dors. L'oiseau s'éveille, Il jette son cri de bonheur.
Avec lui, touchante merveille, Je chante mon hymne au Seigneur!
Le lis aspire la rosée, L'astre-roi va dorer le jour.
Et mon âme, fleur épuisée, Attend le soleil de l'amour !.
Source : Gallica

Henriette Colombet Fleurs champêtres (1892)

Son regard, très profond, est plein de loyauté, Il met à découvert une immense bonté.
La bonté ! C'est bien la sa vertu dominante, C'est ce charme secret qui garde rayonnante Cette fleur de son cœur dans toute sa beauté, Et ce rare parfum que j'ai souvent goûté.
Quand sur son front penseur un souci semble naître, Je voudrais, de ma main, l'effacer de son être.
Un rayon de bonheur est un fard si puissant !
Il éclaire, embellit, rajeunit en passant.
De même qu'un nuage, un semblant de tristesse Assombrit notre esprit, nous abat, nous affaisse.
Source : Gallica

Henriette Colombet Fleurs champêtres (1892)

Ces secrets, Dieu seul les reçoit Et les garde en son cœur de Père.
Dans votre avenir, quel qu'il soit, Il mettra le moment prospère.
Travaillez, marchez à grands pas, Si vous voulez faire fortune.
Travaillez, mais ne rêvez pas, Ne rêvez pas au clair de lune!.
SOURIRE D'ANGE
SOURIRE D'ANGE
Toute âme doit, en cette vie, Payer un tribut au malheur.
Chaque jour elle est poursuivie Avec une âpre jalousie Par l'inexorable douleur!
En vain, la nature s'efforce De lutter contre le destin; L'attrait d'une trompeuse amorce Ne saurait seconder sa force : L'homme est vaincu dès le matin.
Source : Gallica

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