Bruyère

Définition et enjeux

Portrait de Marcelle Tinayre Marcelle Tinayre,  La Chanson du biniou

“ Que la terre bretonne est belle sous la bruyère et sous l’ajonc ! La bruyère, avec ses gammes violettes qui vont du mauve le plus tendre au pourpre le plus foncé, la bruyère est la poésie de ces landes et l’ajonc en est la gaieté. Au printemps, la sombre Armorique, assise au bord des murs sauvages sur un trône de séculaires granits, se pare d’un royal manteau de bruyère ; l’ajonc aux flammes d’or rayonne, sceptre épineux, dans sa main, et sur le granit de son front, court dans un rameau de chêne la pâle verdure du gui cher aux Gaulois. ”
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Ludovic Jan,  Dans la bruyère

“ Où la lande se perd au milieu des grands bois.
Un sol nu, dévasté par l’éternel orage,
Où montaient çà et là les spectres des menhirs,
Déroulait à mes yeux son horizon sauvage,
Linceul géant jeté sur de fiers souvenirs.
Des lointaines forêts, immobiles dans l’ombre,
Un souffle large et fort, comme le vent des flots,
Accourait en sifflant dans la bruyère sombre
Et berçait mon angoisse avec ses longs sanglots.
C’est là que j’ai connu la détresse infinie
D’être seul, à jamais seul sous le ciel béant,
D’accepter en vaincu l’aveugle calomnie,
De maudire le ciel et d’aimer le néant.
”
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