Victor Hugo,
Théâtre en liberté
(1886)
“ Ce royaume, le coeur quelconque d'une femme, Je ne l'ai pas. Je vois des gens s'aimer, je vois Des êtres s'appeler dans l'ombre à demi-voix, Je vois les coeurs, les seins, les passions fougueuses, L'amour ! je vois des gueux adorés par des gueuses ; Eh bien, cet amour-là, même celui qui joint Les coeurs les plus abjects, ô deuil ! je ne l'ai point ! Je puis tout, mettre avec un mot l'Europe en flamme, Tout, hors réaliser ce rêve qu'une femme M'aime à cause de moi, parce que je suis moi, Quelqu'un, un homme, et non parce que je suis roi !. Un roi n'est jamais sûr d'être aimé pour lui-même ”
