Résumé

Portrait de Claudius Popelin Claudius Popelin Poésies complètes : strophes et couplets… (1889)

On ne réveille pas les morts.
Pourquoi me tromper, pourquoi feindre? Je sens que vous ne m'aimez plus. Le mieux est de ne pas me plaindre, Et des pleurs seraient superflus.
Mais, pour soulager ma souffrance, Découvrez-moi tout mon malheur, Car éterniser l'espérance C'est éterniser la douleur.
CHANSON
Ton amour est comme un rêve
Qui s'achève Et le matin et le soir. C'est une corolle blanche
Qui se penche Telle qu'un pur encensoir.
CHANSON. 19
C'est un nimbe qui s'arrête
Sur ma tête. C'est un concert dans mon coeur. Un océan d'allégresse
Et d'ivresse Où je navigue en vainqueur.
Source : Gallica

Portrait de Claudius Popelin Claudius Popelin Poésies complètes : strophes et couplets… (1889)

S'imaginer la vie en commun toute rose, D'un bonheur différent ne vouloir s'enquérir, S'approcher, se frôler par hasard, se nourrir D'une chimère unique au fond de l'âme enclose,
Avoir à se rejoindre un esprit exercé, N'entendre point le nom de l'autre prononcé Que l'artère ne batte et plus fort et plus vite,
Au môme endroit, d'instinct, porter tous deux ses pas, Rougir quand on se voit, pâlir quand on se quitte, C'est là, je crois, s'aimer, si je ne rêve pas.
Source : Gallica

Portrait de Claudius Popelin Claudius Popelin Poésies complètes : strophes et couplets… (1889)

C'est que la poésie est l'insondable gouffre, Réceptacle de paix plus profond que les mers, Où, pour trouver l'oubli, vont les chagrins amers, Où plonge l'âme en peine avec le coeur qui souffre;
C'est l'empyrée ouvert aux méditations S'envolant au plus haut des sphères azurées, Oui plane comme l'aigle aux cimes éthérées, Et chantent sur les flots comme les alcyons.
La poésie est l'urne où la nature enferme La dépense éternelle et l'éternel trésor. Depuis Léviathan jusqu'à l'insecte d'or, De l'astre qui rayonne à la graine qui germe.
Source : Gallica

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