Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ Ce jouet des vivants tomba dans l'ouverture De l'inconnu, silence, ombre où s'épanouit La grande paix sinistre éparse dans la nuit ; Et l'herbe, ce linceul, l'oubli, ce crépuscule, Eurent vite effacé ce tombeau ridicule. L'oubli, c'est la fin morne ; on oublia le nom, L'homme, tout ; ce rêveur digne du cabanon, Ces calculs poursuivant dans leur vagabondage Des astres qui n'ont point d'orbite et n'ont point d'âge, Ces soleils à travers les chiffres aperçus ; Et la ronce se mit à pousser là-dessus. Un nom, c'est un haillon que les hommes lacèrent, Et cela se disperse au vent. ”
