Amable Tastu,
Poésies nouvelles
“ Pour nous, maudits, qui vivons de blasphèmes, Croisant les bras sur notre sein blasé, Nous nous moquons de tout, et de nous-mêmes, Ou nous creusons dans un sol épuisé. De l’art passé troublant la sépulture, Nous exhumons quelque noble figure, Mais, sans pouvoir ranimer sa beauté ; D’un vain scalpel nous fouillons ses entrailles, Pour découvrir, avant ses funérailles, Par quel secret ce corps a palpité ! ”
