Résumé

Portrait de Auguste Dozon Auguste Dozon Vers, par G. Levavasseur, E. Prarond… (1843)

SONNET
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J'aime pendant l'été l'ombre qui me protège Contre le ciel ardent; j'aime un vent tempéré; J'aime pendant l'hiver, lorsque tombe la neige, A m'asseoir près du feu, pensif et retiré.
J'aime le punch bleuâtre, et, quand l'ennui m'assiège, J'aime un bon vieux poète avec art maniéré; J'aime les mots trompeurs qui me prennent au piège ; J'aime un blanc filet d'eau quand je suis altéré.
J'aime à voir l'ouragan s'abattre sur la grève ; J'aime l'illusion qui sourit dans un rêve ; J'aime la poésie, et surtout dans les vers.
J'aime un cheval de feu dont l'œil nous terrifie
Source : Gallica

Portrait de Auguste Dozon Auguste Dozon Vers, par G. Levavasseur, E. Prarond… (1843)

Je ne suis qu'un vaurien, dont le cœur se déploie A tous les lieux mauvais où va le genre humain, Et, sceptique frondeur, mon esprit au vent ploie, Et va comme l'enfant qui veut quitter la main.
Tu vaux bien mieux que moi, frère ; l'on te marie A la foi que ton cœur épousa tout enfant, Mon ame, à moi, c'est Marthe, et la tienne, Marie.
Car, magistrat en robe, avocat triomphant, Je ne crois pas aux lois dont je suis l'interprète, Pas plus qu'aux vers, ami, si je reste poète.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Dozon Auguste Dozon Vers, par G. Levavasseur, E. Prarond… (1843)

Après le bain, comme après la ciguë, Perçant l'oubli de la tombe exiguë, La gloire au peuple a su donner l'éveil : La gloire reste et la tombe est vaincue.
Aimable Mort, ah ! tu n'es qu'un réveil.
Malgré la terre et les cieux entr'ouverts, Malgré la tombe un instant élargie, Malgré la foudre et malgré les éclairs, Malgré Dieu même usant son énergie, Encourageant Pilate d'un coup d'œil, Tu pris Jésus dans ton sombre réseuil ; Mais sur ta tombe un moment étendue, La chair divine au tombeau descendue, Te fit pleurer, en ce sombre appareil, Ton impuissance à procréer perdue.
Source : Gallica

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