Alphonse de Lamartine,
Poésies
(1836)
“ « Passent rapidement, pour que l'homme, de l'ange, « N'envahisse pas les destins. « Attendons que le temps ait achevé sa course ; « Que la mort à l'esprit abandonne la source « De cette pure volupté; « Que des jours éternels l'astre éternel se lève ; « Alors, la terre alors ne sera que le rêve, « Et le ciel la réalité. » Et quand tu me rendis aux terrestres domaines, Je sentis s allumer une fièvre en mes veines, Dont rien n'a pu calmer l'ardeur ; Si ce n'est une lyre entre mes mains vibrante, Et faisant apparaître une image enivrante De tout ce qu'éprouva mon cœur. ”
