Résumé

Jules de Tournefort Chants des ruines, par Jules de Tournefort (1847)

Vous verrez, parmi vous, les anges descendus, Et les morts, à ma voix, du front, briser leurs tombes, Et l'aigle, dans les airs, se jouer aux colombes.
L'autel s'écroulera, car Dieu même est l'autel.
Le monde, en ces jours-là, s'appellera le ciel; Et l'homme à l'homme égal, partout lui dira : Crère, Voici, dit le Seigneur, mon règne sur la terre, L'inconnu, l'idéal, l'amour, la vérité : A chacun le bonheur, à tous la liberté !
Juillet 1844,
Plus mon âme s'exalte dans la vie divine, plus elle se renouvelle daus le regret et le besoin de la vie humaine.
Source : Gallica

Jules de Tournefort Chants des ruines, par Jules de Tournefort (1847)

Ton amour, ô Marie 1 à mon ciel est l'étoile, Où le regard de Dieu sur l'abîme reluit, Illuminant ma route, et dirigeant ma voile.
A travers les écueils, la tempête et la nuit.
Ton amour, ô Marie ! est la rose choisie, La perle de l'Éden rouvert à nos désirs, Le parfum des élus, la fleur de poésie, Éclose sous le vent de mes ardents soupirs.
Ton amour, ô Marie 1 est le clavier sonore Où viendront s'épancher les voix de ma douleur ; C'est la lyre qui chante, au réveil de l'aurore, Et fait monter à Dieu les hymnes du bonheur.
Ton amour, ô Marie ! est l'esprit qui console
Source : Gallica

Jules de Tournefort Chants des ruines, par Jules de Tournefort (1847)

IL ne sera pas dit Que, devant toi, celui qui d'un tel nom se nomme S'abaisse à mendier le vil bonheur de l'homme, Et jamais suppliant embrasse tes genoux !
Le mal qui me dévore est inconnu de tous : Et souvent j'ai crié : justice ! jamais grâce.
Et tant qu'il restera la lumière et l'espace, Sur ma tête le ciel, sous mes pieds le chemin, Que, pareil à l'oiseau, pour ma soif et ma faim , J'aurai l'eau du torrent, la ronce au fruit sauvage, J'irai ! je me dirai : Je suis fils de l'orage ; Ma souffrance est semblable aux flots de l'océan ; La voix de ma douleur rugit dans l'ouragan.
Source : Gallica

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