Hippolyte Violeau

Résumé

Hippolyte Violeau Mes loisirs : poésies (1840)

Heureux ! heureux celui dont l'enfance paisible Ne vit jamais le deuil sous le toit paternel !
L'ange du premier jour ne me fut point prospère : Mon berceau s'attrista de l'absence d'un père.
Près du feu flamboyant où je venais m'asseoir, Ma mère bien souvent parlait de lui le soir.
Elle disait : « — Enfant, peut-être qu'à cette heure « Ton père, loin de nous, songe à notre demeure,
« Et malgré tant de flots et l'espace vainqueur, « Entre nos cœurs aimés réchauffe un peu son cœur.
« Peut-être lulte-t-il effrayé dans l'orage!
« Peut-être qu'un écueil. peut-être qu'un naufrage !.. »
Source : Gallica

Hippolyte Violeau Mes loisirs : poésies (1840)

Que toujours la douleur évite son sentier Et le foyer de sa famille!
Que l'ange de la paix, fidèle à son sommeil, La berce, en attendant J'heure d'un doux réveil, Dans ses rêves de jeune fille!
Qu'elle soit sous le toit d'un époux fortuné Comme un regard du ciel, comme un ange donné, Comme une prière vivante !
Qu'appuyés l'un sur l'autre ils passent en s'aimant; Que le temps n'ôte rien au bonheur de l'amant, A la tendresse de l'amante !
Que, mère vigilante et forte dans son cœur, Elle écarte ses fils du chemin de l'erreur Où l'insensé s'élance et tombe !
Source : Gallica

Hippolyte Violeau Mes loisirs : poésies (1840)

Mai qui, jetant partout sa verdure et ses fleurs, Même sur un tombeau garde son doux sourire!
Oh ! moi je veux chanter le printemps de retour : Portons, muse, portons une offrande à l'amour.
Oui, le beau mois de mai c'est l'âme qui s'éveille!
Chaque branche frémit sous le nid d'un oiseau ; Mille cris de bonheur enchantent notre oreille; Des paroles d'amour coulent au bruit de l'eau.
Un ange aux blonds enfants apprend de douces choses; L'adolescent rêveur soupire à son réveil; Et le vieillard, cherchant une place au soleil, Redevient jeune encore en regardant les roses.
Source : Gallica

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