Victor Mangin, Lida (1844)
“ JEBOVAH, à l'ange. Ange au front pur où luit l'étoile de la foi, Quel est l'écho plaintif qui monte ainsi vers moi ? L'ANGE. Seigneur, ce triste écho, dont je frissonne encore. Vibre d'un instrument brisé, quoique sonore; C'est la voix d'une femme éplorée, à genoux , Et qui tourne, en priant, ses yeux mouillés vers nous. JEHOVAH. Les pleurs qu'elle a versés sont un second baptême Qui lavera son front. Quelle est sa faute? L'ANGE. Elle aime ! Elle aime , elle est coupable, elle a terni sa fleur ! JEHOVAH. Chaque péché s'efface, ange, par chaque pleur. ”
