Résumé

Ludovic Sarlat Aimer, prier, chanter, poésies… (1846)

Versez sur les enfans des flots de poésie, Et, sans étudier et sans fouiller leur vie, Respectez les vieillards !
Mes vers, donnez vos chants à la fleur qui s'élève, A l'oiseau qui gazouille, au soleil qui se lève, Aux mousses, aux roseaux; A l'haleine des vents qui souffle fugitive, A la voix des forêts, si sombre, si plaintive, Aux murmures des eaux !
La femme est une fleur : elle est plus parfumée Qu'en un brillant parterre une fleur embaumée; Célébrez ses parfums !
Ils sortent de son cœur comme d'une corolle : On les sent s'exhaler de sa douce parole Et de ses cheveux bruns.
Source : Gallica

Ludovic Sarlat Aimer, prier, chanter, poésies… (1846)

Et tu me dis ces mots avec ta voix si douce, Qu'on dirait descendre des cieux, Qui fait que la tristesse en mon âme s'émousse Et que la douleur fuit mes yeux.
Oui, je suis triste, enfant, et je souffre et je pleure.
Pourtant, je t'aime et vis en toi ; Et, dans ces jours divins qui passent comme une heure, Le bonheur est trop grand pour moi !
Mais est-il un bonheur si stable sur la terre Qu'il ne soit renversé par rien ?
Peut-être en ce moment, ô terrible mystère !
On conspire contre le mien !.
Le temps aveugle et sourd reprend tout ce qu'il donne.
Source : Gallica

Ludovic Sarlat Aimer, prier, chanter, poésies… (1846)

Nous bâtissons rêve sur rêve, Et le destin nous les enlève; Nous sommes voués au malheur!.
Etres fragiles que nous sommes !
Le temps rapide prend les hommes Comme un souffle brise une fleur!
Quand donc, quand donc l'homme frivole Pensera-t-il à vous, Seigneur?
Toujours sur un sable qui vole Edifîra-t-il son bonheur ?
Apprendra-t-il que sur la terre Tout rêve n'est qu'une chimère , Que tout est faux, fragile et vain?
Apprendra-t-il que la mort veille Et que l'homme vivant la veille Ne sera qu'un corps froid demain?
Homme, détache donc du monde Ton vain et cupide regard :
Insensé !
Source : Gallica

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