Justin Maurice, Pensées du ciel et de la solitude (1834)
“ Il monte du désert, des flancs de la colline, Du gazon qui frémit et du feuillage mort, De l'horizon qui s'illumine, Du lac qui dans son lit s'endort. Le soupir de chaque être est une mélodie ; L'air, la terre, les flots ne sont qu'une harmonie, Un indéfinissable accord. Fais silence, mon ame, au chant de la nature ! Que seraient les accens d'un débile mortel, Que serait un faible murmure Perdu dans l'hymne universel? Contemple, écoute, adore; et, déployant ton aile, Perds-toi dans l'harmonie, et, montant avec elle, Porte ton encens dans le ciel. ”
